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Le député conservateur Michael Cooper de nouveau dans l’embarras

Le député conservateur Michael Cooper pendant la période des questions sur la colline du Parlement à Ottawa le 6 octobre 2016.

Michael Cooper a déjà fait l'objet de mesures disciplinaires de la part du chef conservateur Andrew Scheer.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Le député conservateur albertain Michael Cooper, qui s’est fait connaître pour des propos controversés lors d’un comité parlementaire chargé d'étudier la haine en ligne, est rattrapé par des commentaires dénigrant la « culture des éleveurs de chèvres » lors d'une discussion en classe de droit en 2008.

Alors étudiant en droit à l'Université de l'Alberta et participant à un séminaire sur le multiculturalisme, le député Cooper a soutenu que certaines cultures étaient incompatibles avec les valeurs judéo-chrétiennes du Canada, allèguent deux avocats à New York et à Saskatoon, anciens camarades de classe de M. Cooper.

Michael Cooper, qui nie ces allégations, estime que l'incident a été mal rapporté par Balqees Mihirig et Brock Roe.

Il évoque une discussion animée autour d'un document présenté par l'un de ses camarades de classe, sans donner plus de détails.

Je me rappelle avoir laissé entendre que le Canada a été fondé sur des principes judéo-chrétiens. Et je me souviens que certains membres de la classe n'ont pas apprécié ce commentaire.

Michael Cooper, député de St. Albert–Edmonton

Balqees Mihirig se souvient d’un échange « désagréable » lors d'une discussion sur l'article 27 de la charte, qui maintient le multiculturalisme comme principe d'interprétation constitutionnelle. Cela a eu un impact négatif sur mon expérience à la Faculté de droit, dit-elle.

M. Cooper s'est fait un devoir de dénigrer non seulement le multiculturalisme, mais aussi de s'en prendre aux personnes non judéo-chrétiennes.

Me Balqees Mihirig

Il ne s'est jamais excusé à l'époque, ajoute Mme Mihirig pour qui les récents commentaires du député donnent que peu d'assurance qu'il a renoncé à de telles opinions.

Balqees Mihirig.

L'avocate Balqees Mihirig pratique maintenant à New York. Elle était la seule étudiante musulmane à prendre part au séminaire de 2008.

Photo : Radio-Canada

M. Cooper a déjà fait l'objet de mesures disciplinaires de la part du chef conservateur Andrew Scheer après avoir fait des remarques controversées au Comité de la justice le mois dernier, disant au militant antiraciste Faisal Khan Suri d'Edmonton qu'il devrait avoir honte de lui-même.

M. Cooper a contesté la façon dont Suri, président de l'Alberta Muslim Public Affairs Council, a décrit l'histoire en ligne d'Alexandre Bissonnette, condamné à la prison à vie en février pour avoir tué six personnes dans une mosquée de Québec en janvier 2017.

Les avocats Mihirig et Roe estiment que le retrait du député Cooper du comité de la justice est une punition insuffisante.

Sous le sceau de l’anonymat, deux autres anciens étudiants de l'Université de l'Alberta disent avoir été présents dans la même salle de classe ce jour-là. Ils confient à CBC se rappeler l'éruption en classe, mais qu'ils ne se souviennent pas avoir entendu le commentaire éleveurs de chèvres.

CBC a contacté au total sept participants au séminaire. Deux d'entre eux, qui ont refusé de se nommer, disent se rappeler avoir été choqués par les commentaires racistes du député à l'époque.

Michael Cooper a demandé à ses avocats de « prendre toutes les mesures juridiques nécessaires ».

Avec les informations de CBC

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