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De nouvelles normes d’arrosage contre la « tordeuse » réclamées en forêt privée

Une branche morte avec du lichen

Une branche de sapin après le passage de la tordeuse des bourgeons de l'épinette

Photo : Radio-Canada

Joane Bérubé
Michel-Félix Tremblay

Les producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent réclament une révision du programme de pulvérisation pour contrer la tordeuse du bourgeon de l'épinette dans les boisés privés.

Les producteurs jugent que les normes pour se qualifier au programme sont trop strictes.

Pour la première fois, l’an dernier, la SOPFIM a procédé à l’arrosage de boisés privés sous aménagement. Quelque 12 000 hectares ont été arrosés en 2018.

Cette année, ce sera un peu moins de 10 000 hectares.

Le programme, financé à 100 % par Québec, fonctionne sur une base d’inscription volontaire pour des superficies minimales de dix hectares.

La progression de la tordeuse a bel et bien été ralentie, convient le président du Syndicat des producteurs forestiers, Maurice Veilleux.

Une tordeuse des bourgeons de l'épinette sur une branche d'arbre

La tordeuse des bourgeons de l'épinette

Photo : Radio-Canada

Toutefois, M. Veilleux estime que le programme pourrait être amélioré, notamment en ce qui a trait aux boisés naturels.

Protéger les sapinières

Dans l’arrière-pays de la Matapédia, à Sainte-Florence, la tordeuse fait des ravages dans un peuplement privé. Les arbres sont morts en à peine cinq ans.

Un homme qui examine les branches d'un sapin mangé par la tordeuse des bourgeons.

Denis Bernier, ingénieur forestier à la SERV dans un boisé de Sainte-Florence

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

La sapinière n’a pas été arrosée et est passée dans les mailles de la SOPFIM.

Ici [à Sainte-Florence] il est déjà trop tard, mais on ne voudrait pas que ça se répète dans tout l'Est-du-Québec , commente Maurice Veilleux.

Selon les producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, le programme de la SOPFIM devrait intégrer les peuplements naturels de moins de dix hectares et les arroser au besoin.

Le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent souligne que les jeunes arbres de plusieurs de ces peuplements qui ne sont pas arrosés seront perdus.

Qu'elle soit naturelle ou aménagée, c'est quand même de la fibre à récolter dans 10-15-20 ans.

Maurice Veilleux, président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent

Superficie plus petite?

Le minimum d’hectares arrosés devrait être de quatre hectares, selon les propriétaires de lots boisés privés.

Cette superficie correspond mieux à l’univers de la foresterie privée, soutient Régis Landry, conseiller forestier à la Société d’exploitation des ressources de la Vallée (SERV).

La forêt privée est aménagée par petits morceaux en petits morceaux, explique M. Landry. C'est morcelé. C'est ce qui est compliqué en forêt privée. C'est diversifié, ce n’est pas comme la forêt publique, avec du résineux d'un bout à l'autre.

Deux hommes qui regardent les arbres autour d'eux

Maurice Veilleux et Régis Landry dans un boisé de Sainte-Florence

Photo : Radio-Canada

Pour être reconnu comme producteur forestier, un propriétaire doit posséder quatre hectares de forêt.

Il est trop tard pour que les critères du programme d’arrosage en forêt privée, comme le type de peuplement admissible et les superficies traitées, soient revus cette année.

L'arrosage en forêt publique et privée devrait se terminer à la fin du mois.

Cette révision, si elle est faite, ne pourrait être effective que l’an prochain.

Une inscription un an d'avance

En attendant, les producteurs privés doivent faire vite pour espérer recevoir l'aide de la SOPFIM l'an prochain. Ils ont jusqu'à la fin du mois pour déposer une demande.

Comme en forêt, la neige vient à peine de fondre. Ce délai est presque impossible à respecter, estiment les producteurs.

D’autant plus, ajoute Régis Landry, que les dommages causés par la tordeuse ne sont souvent visibles dans la région qu’à la mi-juillet.

une forêt

Plusieurs essences se retrouvent dans les peuplements privés

Photo : Radio-Canada

Le conseiller forestier croit qu’une inscription au programme en septembre ouvrirait la porte à une meilleure inspection des forêts susceptibles d’être attaquées par l'insecte et à une hausse des inscriptions au programme.

Selon la SOPFIM, l’infestation devrait perdurer encore au moins une douzaine d’années dans les régions de l’Est-du-Québec.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Faune et flore