•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'éco, la future monnaie unique des États de l'Afrique de l'Ouest

Un gros plan de Jean-Claude Brou.

Le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, Jean-Claude Brou

Photo : Getty Images / Pius Utomi Ekpei

Agence France-Presse

La future monnaie unique des 15 États de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont le lancement est programmé pour 2020, devrait s’appeler l’éco, selon un article de l’hebdomadaire Jeune Afrique publié en ligne mardi.

Ce nom a fait consensus lors du comité interministériel des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de la zone, qui s’est réuni lundi et mardi à Abidjan.

Serpent de mer dont on parle depuis 30 ans, la monnaie unique de la CEDEAO remplacerait le franc CFA et sept autres devises nationales, qui ne sont pas convertibles entre elles. Ce qui ne facilite pas les échanges entre les 15 pays membres de la communauté.

La gestion de la monnaie unique devrait être confiée à une banque centrale fédérale et son taux de change devrait être flexible, selon le rapport adopté par le comité interministériel, cité par Jeune Afrique.

Les conclusions de ce rapport seront soumises aux chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO lors de leur prochain sommet à Abuja le 29 juin.

Le Nigeria, qui s’était longtemps opposé à la création de cette monnaie unique, semble avoir levé ses réserves, a indiqué le ministre ivoirien de l’Économie et des Finances, Adama Koné. « Le Nigeria d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier », a-t-il déclaré à des journalistes. Le pays a cependant exigé des pays de la zone franc une déconnexion du Trésor français, le franc CFA étant arrimé à l’euro.

« La convergence macroéconomique est essentielle »

Les grands argentiers ont insisté sur l’importance de renforcer la convergence macroéconomique des 15 pays.

Le respect du calendrier de mise en œuvre de la monnaie unique dépendra « des efforts » de chaque pays en la matière, a déclaré le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Brou.

« Les performances en matière de convergence macroéconomique sont une condition sine qua non » pour la monnaie unique, a insisté Adama Koné, ajoutant qu’il fallait « renforcer les mécanismes de surveillance multilatérale ». Une devise unique « va apporter beaucoup à nos économies. C’est une occasion d’intégration qu’il faut saisir pour les pays africains, car les marchés sont [actuellement] fragmentés ».

Il a indiqué que la croissance de la zone CEDEAO était attendue à 3,4 % en 2019, après 3 % en 2018.

Afrique

International