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Le DPCP ne fera pas appel de la peine imposée à Michel Cadotte

Michel Cadotte, entouré de ses avocats, au palais de justice de Montréal.

Le DPCP ne fera pas appel de la condamnation de deux ans moins un jour imposée à Michel Cadotte.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne fera pas appel de la peine imposée à Michel Cadotte pour avoir tué sa femme souffrant d'alzheimer, a-t-on annoncé mardi par communiqué.

Le message transmis aux médias, très court, précise que la famille du détenu avait été informée de cette décision.

Le DPCP réclamait au départ une peine de huit ans de pénitencier.

La défense, quant à elle, a jusqu'au 28 juin pour décider si le jugement sera contesté.

Reconnu coupable d'homicide involontaire en février, Michel Cadotte a été condamné, à la fin mai, à deux ans moins un jour d'emprisonnement pour avoir étouffé sa femme qui souffrait de la maladie d'Alzheimer.

Dans son jugement, la magistrate Hélène Di Salvo évoque « un quasi-meurtre », et mentionne que « bien que M. Cadotte ne soit pas une personne criminalisée ni violente, [...] le message doit être clair ».

Le Montréalais a soutenu avoir voulu mettre fin aux souffrances de son épouse, handicapée par la maladie, et incapable d'obtenir l'aide médicale à mourir, puisqu'elle ne pouvait y consentir.

L'affaire a relancé le débat sur l'accès à l'aide médicale à mourir, y compris la possibilité de donner son accord de manière éclairée avant de perdre ses capacités cognitives et de ne plus pouvoir consentir à la procédure.

Grand Montréal

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