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Les débris de bois accélèrent la régénération des forêts, dit un professeur de l’UBC

Des débris de bois sont empilés près d'une forêt.

Tom Sullivan affirme que les coupes à blanc chassent les petits mammifères qui peuplent le sol de la forêt, telles les souris et les musaraignes, qui peuvent mettre jusqu'à 50 ans pour réapparaître dans les forêts.

Photo : Sam Beebe

Radio-Canada

Un professeur de biologie et de foresterie de l’UBC invite la province à repenser sa politique de gestion des forêts et à ne pas déplacer les débris suivant une coupe à blanc ou un incendie, afin d'accélérer la régénération de l'habitat faunique et de la biodiversité.

La Wildfire Act oblige les entreprises forestières à nettoyer les débris d’exploitation dans les 30 mois suivant le début des activités de déforestation, en raison des risques d’incendie qu’ils représentent.

Or, le professeur de la Colombie-Britannique Tom Sullivan estime que, si on laisse les piles de bois sur place, cela permet de préserver l’habitat faunique et, subséquemment d’améliorer sa régénération.

Les débris améliorent donc l’abondance, la reproduction et la survie d’espèces.

Tom Sullivan, le professeur de la Colombie-Britannique

Il appuie ses conclusions sur près de 12 ans de recherche dans la région du centre-sud de la Colombie-Britannique, notamment à Golden et à Summerland.

Préserver l'habitat faunique

Tom Sullivan affirme que les coupes à blanc chassent les petits mammifères qui peuplent le sol de la forêt, telles les souris et les musaraignes, qui peuvent mettre jusqu'à 50 ans pour réapparaître dans les forêts.

La conservation d'une partie de leur habitat leur permet de rester sur place. Ils y demeureront s’ils peuvent utiliser les piles de bois pour s'abriter, se reposer ou pour la nidification, attirant par conséquent des prédateurs comme les belettes, qui se nourrissent de rongeurs, explique le professeur.

Selon M. Sullivan, certaines sociétés forestières soutiennent cette idée, mais le ministère des Forêts doit élaborer de nouvelles politiques intégrant ces recherches à la gestion des forêts.

Avec les informations de Cory Correia

Colombie-Britannique et Yukon

Faune et flore