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Accident de travail mortel à Témiscaming : la CNESST exige des mesures correctives

Un véhicule utilisé sur un chantier forestier.

L'accident est survenu durant l'utilisation de cette ébrancheuse.

Photo : gracieuseté CNESST

Emily Blais

La Commission des normes, de l'équité, de la santé, et de la sécurité du travail (CNESST) exige des mesures correctives après le décès d'un travailleur au Témiscamingue en début d'année.

Le 21 février, Clifford Joly est victime d'un accident de travail alors qu'il est à l'emploi de l'entreprise Kebaowek Land Management. Il opérait une ébrancheuse pour l'entreprise sur le chantier forestier Crocodile quand il a remarqué une fuite d'huile. C'est lorsqu'il a tenté d'effectuer la réparation qu'un cylindre hydraulique l'a frappé à la tête.

Selon le rapport de la CNESST, la supervision de la gestion des travaux de réparation mécanique et la formation étaient déficientes.

L'employé décédé était accompagné d'un collègue de travail qui ne connaissait pas non plus les méthodes de travail adéquates.

C'était un compagnon qui était avec pour l'aider dans sa tâche quand il a demandé le soutien d'une personne. Ce que je tiens à rappeler, c'est qu'on parle de nouveaux travailleurs. Le travailleur était dans la cinquantaine, donc lorsqu'on fait de nouvelles tâches, on est considéré aussi comme un nouveau travailleur. L'information, la supervision, les méthodes de travail, le contrôle des énergies dans cette situation-là doivent être en place, explique Ghislain Vallée, directeur santé et sécurité à la Direction régionale de la CNESST.

Mesures correctives

La CNESST demande que les employés soient informés adéquatement sur les risques des travaux à effectuer.

Une procédure pour les travaux de réparation mécanique en forêt pour identifier les risques pour les corriger et les contrôler. On lui a demandé qu'il élabore une procédure visant à décrire les méthodes de contrôle des énergies pour chaque machine forestière et d'élaborer un programme d'accueil pour les nouveaux travailleurs qui vont être affectés aux travaux de récolte forestière, énumère Steve McCann, inspecteur à la Direction régionale de l'Abitibi-Témiscamingue de la CNESST.

Il y a eu une interdiction de travaux, tant et aussi longtemps que l'information et tout ne serait pas réalisé. C'est à l'employeur de faire le suivi avec l'inspecteur pour s'assurer que la décision soit levée, ajoute Ghislain Vallée.

Un constat d'infraction d'un minimum de 17 179 $ a aussi été remis à Keboawek Land Management Inc.

Le président de l'entreprise, Lance Haymond, assure être en accord avec les conclusions de l'enquête et indique avoir déjà commencé à travailler sur les recommandations. Il ajoute qu'il n'a pas l'intention de contester le constat d'infraction.

Abitibi–Témiscamingue

Accident de travail