•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Découvrez l'impressionnant chantier du REM, le futur métro automatisé

Le chantier du REM a débuté il y a plus d'un an. La mise en service devrait commencer fin 2021.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Romain Schué

Commencé il y a près d'un an, l'immense chantier du Réseau express métropolitain (REM) est en pleine activité. Des milliers de structures sont en cours d'assemblage dans la région métropolitaine, pour une ouverture progressive de ce métro léger automatisé, prévue d'ici la fin de l'année 2021.

Depuis début juin, dans l'arrondissement de Saint-Laurent, à quelques centaines de mètres de la future station Technoparc, une impressionnante poutre de lancement soutient les premiers voussoirs, pesant plus de 40 tonnes, qui accueilleront les futurs rails de ce métro.

Au total, plus de 4000 voussoirs vont être assemblés au cours des prochains mois le long de cette structure aérienne de 13,5 km qui va relier la partie ouest de ce REM, jusqu’à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Des travailleurs sont devant un bloc de béton

Ces voussoirs sont assemblés avec une série de barres qui permettent de soutenir l'ensemble de cette structure.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Selon NouvLR, chargée de la construction de cette infrastructure, il s’agit de la plus longue structure aérienne continue du Canada, qui permettra à ce métro de circuler à environ 8 mètres du sol.

Fabriqués à Saint-Eugène-de-Grantham, ces voussoirs sont la pierre angulaire de ce projet, dans l’ouest de l’île, dont le style de construction diffère, puisque l’essentiel des autres tracés du REM sera soit en surface, soit souterrain.

Avec cette poutre de lancement, 12 voussoirs – l'équivalent de 40 mètres – peuvent être assemblés en l'espace de deux jours de travail (qui se fait jour et nuit, six jours sur sept). Sans ce dispositif, il faudrait trois semaines pour le même résultat, détaille NouvLR.

Une poutre de lancement qui tient des blocs de béton

Deux poutres de lancement sont utilisées pour la construction de ce REM pour la partie ouest de ce vaste chantier. Ces poutres permettent de soutenir ces blocs de béton pesant plus de 40 tonnes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le projet du REM

  • 67 km de voies, dont 18,2 km de structures aériennes
  • 26 stations (8 stations aériennes, 13 en surface, 5 souterraines)
  • 3 connexions au métro de Montréal

Un projet de 6,3 milliards

Moins d’un an après l’ouverture du premier chantier, qui a débuté en juillet 2018 à Deux-Montagnes, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) Infrastructure se veut optimiste. « On est dans les temps et les coûts », souligne Jean-Vincent Lacroix, porte-parole de cette entité de la CDPQ, qui finance près de la moitié du projet de 6,3 milliards de dollars.

Le tracé du REM sur une carte.

Le REM sera pleinement opérationnel en 2023.

Photo : CDPQ Infra

D’ici la fin de l’année 2021, la partie sud de ce REM, entre la Gare centrale et Brossard, sera inaugurée. L’année suivante, le REM circulera jusqu’à la station Du Ruisseau, située aux alentours de l’autoroute 15 et du boulevard Henri-Bourassa, dans le nord de Montréal.

Enfin, en 2023, le REM sera pleinement fonctionnel et pourra se rendre à Deux-Montagnes, à Sainte-Anne-de-Bellevue et à l’aéroport Montréal-Trudeau.

La répartition du financement

  • 2,95 milliards : CDPQ
  • 1,28 milliard : gouvernement du Québec
  • 1,28 milliard : gouvernement fédéral
  • 512 millions : Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM)
  • 295 millions : Hydro-Québec

La station Bassin Peel dévoilée dans l’année

Si l’ensemble du projet semble bouclé, une incertitude demeure : l’emplacement de la station du Bassin Peel, la seule à ne pas avoir été dévoilée.

L’enjeu est important puisque ce secteur de Griffintown est en plein développement et que la construction d’un stade y est envisagée dans le cadre d’un retour du baseball majeur à Montréal. Cette station pourrait ainsi être le point de ralliement de dizaines de milliers de spectateurs chaque semaine.

Un dessin par ordinateur d'un futur stade dans le bassin Peel, à Montréal

La construction d'un stade de baseball est envisagée par un regroupement d'hommes d'affaires au bassin Peel.

Photo : Étienne Coutu

À cet endroit, cette station sera aérienne. Le REM utilisera le nouveau pont Samuel-De Champlain, avant d’emprunter un tunnel souterrain au niveau de la Gare centrale, jusqu’au tunnel Mont-Royal, en passant par la station Édouard-Montpetit, en plein cœur de la ville, construite à 70 mètres sous terre.

Des discussions sont actuellement en cours avec la Ville de Montréal, ont indiqué les représentants de NouvLR. Une décision sera prise d’ici la fin de l’année, ont-ils précisé.

Il n’est d’ailleurs pas exclu du côté de NouvLR que l’inauguration de cette station se fasse après l’ouverture du REM sur ce tronçon, même si l'objectif demeure une ouverture simultanée.

Un tunnelier expérimenté

Pour la première fois au Québec, un tunnelier sera utilisé pour construire le tunnel qui mènera ce métro automatisé vers l’aéroport, sur un tronçon d’environ 1 km. Dès cet été, ce tunnelier sera assemblé et le forage débutera à l’automne. Cette technologie, que l’on retrouve dans d’autres projets à travers le monde, notamment à Paris, pourrait inspirer des projets dans la province, croit la CDPQ Infra. « On va développer un savoir-faire qui pourrait servir à d’autres projets », affirme Jean-Vincent Lacroix. La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a déjà évoqué ce système pour une éventuelle ligne rose de métro.

De premiers tests l’an prochain

Le premier tronçon à voir le jour se trouvera sur la Rive-Sud. L’essentiel de la structure prévue entre Brossard et le fleuve Saint-Laurent, sur l’îlot centrant de l’autoroute 10, sera terminé au début de l’automne.

Dès octobre 2020, de premiers tests sont programmés.

Maquette d'une rame du REM.

L'extrémité des rames du REM sera munie d'un dispositif chauffant pour faire fondre la neige ou la glace.

Photo : CDPQ Infra

Il sera ainsi possible de découvrir les nouvelles voitures de ce métro qui circuleront à vide, avant une mise en service l’année suivante.

Ces trains seront quant à eux fabriqués en Inde par le consortium PMM, formé d'Alstom Transport Canada et SNC-Lavalin.

Grand Montréal

Transport en commun