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291 postes éliminés dans un centre de traitement de l’autisme

Trois enfants devant l'entrée principale du centre ErinoakKids.

Le centre ErinoakKids élimine 291 emplois de première ligne dans ses succursales à Brampton, Mississauga et Oakville.

Photo : ErinoakKids Centre for Treatment and Development

Philippe de Montigny

Près de 300 employés à temps plein du centre ErinoakKids dans le Grand Toronto ont reçu des avis de mise à pied alors que l’agence s’est vu amputer son financement par le gouvernement de Doug Ford.

Cette décision touche des thérapeutes, des analystes du comportement et d’autres travailleurs de soutien en autisme dans les succursales de Mississauga, Brampton et Oakville.

La directrice des communications du centre ErinoakKids, Jennifer Arnott, indique par courriel qu’il s’agit de décisions très difficiles.

Nous retenons un nombre suffisant d’employés qualifiés pour continuer de répondre aux besoins des familles.

Jennifer Arnott, directrice des communications du centre ErinoakKids

L'argent aux parents

Les agences comme ErinoakKids ne sont plus financées par la province pour fournir ces services. Les allocations sont plutôt remises directement aux parents, qui choisiront d’acheter des services chez les fournisseurs de leur choix.

Les parents savent ce qui est bon pour leurs enfants, a affirmé la ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, Lisa MacLeod, lors d'un point de presse à Ottawa mardi.

La ministre souligne que les chèques seront livrés aux parents cette semaine et que l'organisme public Autisme Ontario veillera à bien les aiguiller vers les fournisseurs de services. Avec ce nouveau modèle d'affaires, nous pourrons ainsi desservir 23 000 enfants de plus qu'auparavant, ajoute-t-elle.

La ministre Lisa MacLeod en point de presse avec deux intervenants derrière elle.

La ministre des Services à l'enfance et des Services sociaux et communautaires, Lisa MacLeod, en point de presse à Ottawa

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Au cours des derniers mois, le gouvernement Ford a fait quelques volte-face dans le dossier de l’autisme : la province a revu son programme en mars afin d’éliminer le critère du revenu et d’élargir la gamme de services offerts, et a formé un groupe de travail le mois dernier pour évaluer cette refonte.

Un nouveau modèle d'affaires

Marguerite Schabas de la Coalition ontarienne de l'autisme, elle-même mère d'un jeune garçon autiste, craint que la refonte du programme n'exacerbe le problème des listes d'attente.

Ils vont avoir de la difficulté à trouver les services parce que les centres n'auront plus de thérapeutes, donc il va y avoir des listes d'attente dans ces centres-là pour les services.

Marguerite Schabas, membre de la Coalition ontarienne de l'autisme
Marguerite Schabas, devant Queen's Park.

Marguerite Schabas, membre de la Coalition ontarienne de l'autisme et mère d'un garçon autiste.

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Pour s'ajuster en fonction de la demande, le centre ErinoakKids compte réembaucher certains employés sur une base contractuelle.

Monique Taylor, porte-parole du NPD en matière de services à l’enfance, dénonce vivement les mises à pied, rappelant au gouvernement qu’il a promis que personne ne perdrait son emploi.

Ceci plonge ces spécialistes dans une situation d'emploi précaire, affirme la députée néo-démocrate.

Toronto

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