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Le PCU désamorce la grogne des guetteurs d’incendie albertains

Une tour d'observation dépasse de la cime des arbres.

Chacune des 127 tours de la province est dotée d’un seul et unique guetteur, capable de surveiller un rayon de 5000 km2.

Photo : getty images/istockphoto / Diego Ramon Blanco Araujo

Radio-Canada

Le Parti conservateur uni (PCU) permet aux guetteurs d’incendie de travailler plus pour gagner plus en les exemptant de certaines nouvelles règles introduites dans les normes du travail par l’ancien gouvernement néo-démocrate.

Le Syndicat des employés provinciaux de l'Alberta (AUPE) applaudit cette décision du gouvernement, qui bénéficiera aux guetteurs d’incendie comme à l’ensemble des Albertains, selon son président, Mike Dempsey.

« C’est une bouffée d’air pour ceux qui travaillent dans les bois, mais aussi pour les gens qui s’y promènent, a-t-il dit. [Ces changements] nous permettront de détecter au plus vite les feux qui se déclenchent. »

Entendus

Il y a près de deux semaines, le syndicat s’était plaint des changements apportés aux normes du travail par le Nouveau Parti démocratique de l’Alberta (NPD) en novembre 2018.

Mike Dempsey affirmait qu’une dizaine de tours d'observation des feux de forêt restaient sans surveillance, chaque jour, depuis que l'ancien gouvernement avait obligé les guetteurs d'incendie à avoir un jour de congé par semaine.

Au moins trois feux, dont un à proximité de High Level, auraient ainsi brûlé pendant une journée entière avant d’être signalés, avait-il expliqué.

Le Syndicat contestait aussi le nouveau mode de rémunération des guetteurs qui était calculé en fonction de la gravité de la menace d’incendie et non plus selon le nombre d’heures de travail qu’ils effectuaient.

Cette année, les guetteurs se sont ainsi retrouvés à gagner un salaire de 30 à 60 % plus bas qu’avant la modernisation des normes du travail, selon Mike Dempsey.

Le site d'une station de surveillance des feux. Les drapeaux canadien et albertain flottent au premier plan, tandis qu'on aperçoit la tour dépasser des arbres qui se trouvent à l'arrière-plan.

Cette tour d'observation des feux de forêt située dans le nord de l'Alberta a été laissée sans surveillance, ce qui augmente le risque de laisser des incendies naissants prendre de l'ampleur, selon l'AUPE.

Photo : Parcs et Environnement Alberta

Après avoir saisi le commissaire de la fonction publique de l’Alberta, l'AUPE a réussi à obtenir une exemption de Jason Copping, le ministre albertain du Travail. Elle permet aux guetteurs de revenir à leurs anciennes conditions de travail pendant deux ans.

« Nous n’avons eu aucune explication pour comprendre pourquoi nous n'avons pas été exemptés dès le départ », a déclaré Mike Dempsey.

Les guetteurs d’incendie occupaient, depuis toujours, ce poste saisonnier sept jours sur sept, parfois dans des régions particulièrement isolées, ce qui les empêchait de rentrer chez eux juste pour une journée, avait-il rappelé au début du mois de juin.

Le gouvernement a décliné les demandes d’entrevues de CBC-Radio-Canada. Quant à Rachel Notley, elle affirme qu'il s'agit d'une « erreur qui n’avait pas été signalée » à son Cabinet. L’ancienne première ministre affirme avoir appelé le PCU à la corriger au plus vite dès qu’elle en a pris connaissance.

Notre dossier sur la saison des feux de forêt en Alberta en 2019

Alberta

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