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Vente du parc Willie-Auger-Bourassa : le couple acheteur remet les pendules à l'heure

Le couple qui a fait une offre d'achat sur le terrain du parc : Rémi  Bisaillon et Julie Olivier-Demers.

Le couple qui a fait une offre d'achat sur le terrain du parc : Rémi Bisaillon et Julie Olivier-Demers.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le couple qui tente de mettre la main sur le parc Willie-Auger-Bourassa, à Sherbrooke, pour y construire une maison souhaite rectifier certains faits devant le tollé que suscite cette transaction.

En novembre dernier, le couple avait été invité à une séance d'information avec 76 autres résidents du secteur. La Ville souhaitait sonder l'intérêt des résidents quant à la possible vente de ce parc. Selon Julie Olivier-Demers, 11 personnes, dont des couples, étaient présentes à cette soirée.

Selon Mme Olivier-Demers, une pancarte à vendre a été installée dans le parc et elle y a été pendant trois mois. On allait avoir un quatrième enfant et la maison était trop petite. On a décidé de faire une mise dans l'encan silencieux. On était bien content au début, mais on voit toute la controverse autour de ça et c'est très difficile pour nous.

Loin d'être bucolique

Julie Olivier-Demers soutient que le terrain en question est loin d'être « bucolique ». Les gens ont l'impression qu'on vole un beau terrain vert bucolique, mais ce n'est pas le cas. C'est un terrain vague qui n'était pas du tout utilisé. Il y a beaucoup de frênes qui sont sujets à l'agrile du frêne et qui devront être abattus. Ce qui est le plus choquant, c'est la désinformation qui est véhiculée. C'est un terrain de 4000 mètres carrés. Hier, on a dit à la réunion du conseil, c'est que Sherbrooke développe 28 000 mètres carrés d'espaces verts par année depuis 6 ans. C'est comme sept parcs Willie-Auger-Bourassa. Les gens ne le savent pas.

Même si c'est l'un des rares parcs sherbrookois situés sur la berge de la rivière Saint-François, reste que l'accès au cours d'eau est difficile, rappelle-t-elle. Le fait qu'il soit sur le bord de la rivière, c'est l'fun parce qu'on peut la voir de la maison. Par contre, on ne peut pas descendre. C'est très périlleux, la manière que l'accès est fait.

Mme Olivier-Demers soutient que sa famille est victime d'intimidation depuis que cette affaire a été rendue publique. Ceux qui s'insurgent et qui se crinquent avec des informations biaisées ont parfois des réactions excessives. On a des craintes. On n'aime pas la controverse. Dans les réseaux sociaux, on se fait dire qu'on n'a pas de conscience, qu'on brime un espace commun pour notre bénéfice personnel. On s'est fait traiter de mercantiles. C'est épouvantable. C'est vraiment difficile. Surtout qu'on a des enfants. On essaie de les éloigner de ça, mais c'est difficile.

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