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Des mini guêpes pour combattre l’agrile du frêne à Edmundston

L'agrile du frêne sur une feuille.

L'agrile du frêne crée beaucoup d'anxiété en Atlantique depuis qu'il a été repéré pour la première fois, le printemps dernier. Il a tué des milliers de frênes en Amérique du Nord.

Photo : iStock / yod67

Radio-Canada

Une armée de petites guêpes est arrivée à Edmundston pour combattre l’agrile du frêne, l’insecte qui a tué des millions d’arbres en Amérique du Nord. Il a été détecté pour la première fois en Atlantique, à Edmundston, le printemps dernier.

Cette variété de guêpes asiatiques, un prédateur naturel de l'agrile du frêne, est minuscule - moins de 4 mm - et sans danger pour l’être humain, puisqu'elle ne pique pas. Elle est toutefois très efficace dans la lutte contre l’agrile.

Les guêpes pondent leurs oeufs directement dans les larves de l’agrile du frêne, situées à la surface de l’écorce des frênes. Lorsque les oeufs des guêpes éclosent, les jeunes guêpes se nourrissent des oeufs ou des larves de leur hôte, explique l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Selon un chercheur du Service canadien des forêts, Chris McQuarrie, de 500 à 1000 de ces mini guêpes seront libérées dans la région d’Edmundston cet été.

Il faudra quatre ans avant que l’on sache si les guêpes ont réussi à s’établir durablement dans les forêts de la région.

Des résultats prometteurs au Michigan

M. McQuarrie croit qu’elles pourraient empêcher l’agrile du frêne de se répandre en Atlantique. Leur utilisation au Canada est relativement récente, explique-t-il, mais au Michigan, où elles sont utilisées depuis le milieu des années 2000, on a remarqué une réduction de la population de l’agrile du frêne et des arbres attaqués ont commencé à se rétablir.

Les guêpes ont ensuite été introduites au Québec et en Ontario, à partir de 2013.

Avant qu'on les dissémine dans les forêts, des tests ont été effectués pour s’assurer qu’elles ne s’attaqueraient pas à des espèces indigènes similaires à l’agrile du frêne.

Un insecte redoutable

Tout comme les guêpes prédatrices, l’agrile du frêne vient d’Asie. Il dépose ses oeufs sous l’écorce des frênes et lorsqu’elles éclosent, ses larves se nourrissent du phloème dans lequel circule la sève, ce qui finit par tuer l’arbre.

Une larve de l'agrile du frêne retirée de l'écorce d'un arbre à l'aide d'un couteau.

Une larve de l'agrile du frêne est retirée d'un arbre infecté à Saugerties, dans l'État de New York.

Photo : Associated Press / Mike Groll

En Atlantique, il a été détecté à Edmundston et, l’automne dernier, dans un parc de la région d’Halifax.

Il crée également beaucoup d’inquiétude à Fredericton, qui compte des milliers de frênes, la plupart dans le parc municipal Odell, mais aussi le long des rues résidentielles.

L’agrile du frêne peut se déplacer de 400 à 700 mètres par année, mais sa progression est parfois accélérée par le transport de bois de chauffage d’une province à l’autre. Pour cette raison, l’Agence canadienne d’inspection des aliments impose des restrictions au déplacement de bois dans les zones où l’insecte a été détecté.

Avec des renseignements de CBC

Nouveau-Brunswick

Faune et flore