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Des primes de 5 M$ aux gestionnaires du fonds de pension du Nouveau-Brunswick

John Sinclair

La rémunération totale du président de Vestcor, John Sinclair, s’est élevée à 1,39 million de dollars en 2018.

Photo : YouTube/Vestcor

Radio-Canada

La société qui gère le fonds de pension du gouvernement du Nouveau-Brunswick a accordé des primes record de 5 millions de dollars à ses hauts gestionnaires l’an dernier, tandis que le fonds a rapporté des gains de 2 % dans un contexte boursier défavorable.

La société Vestcor a été établie à Fredericton par le gouvernement il y a trois ans pour gérer des fonds qui totalisent aujourd’hui 16,9 milliards de dollars. Il s’agit du régime de pension des fonctionnaires, des enseignants et de la majorité des employés des services publics de santé.

Vestcor gère aussi les régimes de pension de l’Université du Nouveau-Brunswick et de la Ville de Fredericton, ainsi que les centaines de millions de dollars mis de côté par Énergie NB pour payer un jour la désaffectation de la centrale nucléaire de Point Lepreau et de ses déchets nucléaires.

Vestcor affiche dans son rapport annuel des gains de 2,08 % pour 2018, ce qui est inférieur au taux d’inflation, mais supérieur au rendement de bien d’autres fonds de pension au pays. Plusieurs parmi ces derniers ont perdu de l’argent l’an dernier sur le marché boursier.

Dans une lettre jointe au rapport annuel, le président de Vestcor, Michael Walton, qualifie de satisfaisant le fait que la société a réalisé des gains dans l’environnement financier généralement négatif de 2018.

L’entreprise RBC Services aux investisseurs et de trésorerie a signalé en février que les fonds de pension canadiens ont perdu 0,7 % de leur valeur en 2018, ce qui place les résultats de Vestcor dans le haut de l’échelle.

Cela a contribué à l’augmentation des primes accordées aux gestionnaires de Vestcor.

Des primes équivalant à plus du double du salaire

Le président de la société, John Sinclair, a vu sa rémunération totale atteindre un nouveau sommet de 1,39 million de dollars en 2018, ce qui est une hausse de 9,5 % comparativement à l’année précédente.

Le salaire de base de M. Sinclair est de 351 389 $. Il a aussi gagné des primes de 902 438 $ qui surpassent son salaire de base d’environ 257 %.

C’était au moins la quatrième année de suite pendant laquelle les primes de M. Sinclair étaient deux fois plus élevées que son salaire de base.

D’autres gestionnaires de Vestcor ont aussi gagné des primes plus élevées que leur salaire :

  • Jonathan Spinney, chef des placements : 466 628 $ en prime (190 % du salaire);
  • Daniel Goguen, vice-président : 344 476 $ en prime (161 % du salaire);
  • James Scott, vice-président : 328 891 $ en prime (143 % du salaire).

Des primes pour toute l’équipe

Les primes payées par Vestcor ont doublé au cours des quatre dernières années. Elles ont été étendues à l’ensemble des employés en 2018, non seulement aux preneurs de décision.

Cette mesure assure que la société recrute et garde à son emploi des gens talentueux et qu’elle reste concurrentielle comparativement à d’autres sociétés du même genre, explique Michael Walton dans le rapport annuel.

C’est une pratique commune dans le domaine financier, ajoute Vestcor.

Toutefois, la société n’explique pas pourquoi les primes accordées à ses hauts dirigeants surpassent souvent la gamme prévue qui est de 30 % à 130 % du salaire de base.

Vestcor soutient que ses hauts gestionnaires ont surpassé de 567,1 millions de dollars les objectifs de placement des quatre dernières années, dont 171,6 millions en 2018.

Avec les renseignements de Robert Jones, de CBC

Nouveau-Brunswick

Finances personnelles