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Des manifestants contre la loi sur la laïcité à Montréal et à Québec

Une foule rassemblée sur la rue à Montréal; l'une des personnes porte une pancarte où l'on peut lire : « Mon pays, ce n'est pas un pays divers ».

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté lundi à Montréal contre la loi québécoise sur la laïcité, adoptée la veille sous le bâillon.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Cousineau

La Presse canadienne

Des manifestations contre la Loi sur la laïcité de l'État étaient organisées lundi soir à Montréal et à Québec.

Selon les organisateurs, la loi est inutile et préjudiciable à l'harmonie sociale, et elle a été adoptée d'une manière qui va à l'encontre [des] valeurs démocratiques.

Les participants aux manifestations étaient invités à porter des symboles religieux.

L'appel était notamment lancé par le Forum musulman canadien. Selon l'organisme, plus de 1000 personnes étaient réunies devant les bureaux du premier ministre François Legault, au 770, rue Sherbrooke Ouest, à Montréal.

La vice-présidente, Kathy Malas, a salué les multiples prises de parole de différentes organisations, tant civiles que religieuses, d'étudiants de toutes confessions religieuses, dénonçant cette loi à tous les niveaux.

[Les gens] sentent que leurs libertés sont bafouées profondément, que la diversité du Québec est également menacée, a-t-elle fait valoir en entrevue.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté lundi à Montréal contre la loi québécoise sur la laïcité.

La Loi sur la laïcité de l'État (projet de loi 21) a été adoptée sous bâillon dimanche et elle doit déjà s'appliquer.

Photo : Radio-Canada / Marie-Eve Cousineau

La loi est passée. Maintenant, il faut faire des actions pour tant défendre les victimes de cette loi-là, pour les supporter, et d'autres actions pour contrer cette loi-là. Il faut voir ce qu'on peut faire au niveau citoyen pour contrer les répercussions et peut-être même s'opposer à cette loi, a ajouté Mme Malas.

La Loi sur la laïcité de l'État (projet de loi 21) a été adoptée sous bâillon dimanche et elle doit déjà s'appliquer.

Les personnes visées par la loi - notamment, les juges, policiers, procureurs de la Couronne, gardiens de prison, directeurs d'école et enseignants du primaire et du secondaire du secteur public - n'ont pas le droit de porter des signes religieux.

Celles embauchées avant le 28 mars possèdent un droit acquis, mais uniquement tant qu'elles continuent à exercer leurs fonctions actuelles, au sein de la même organisation.

La loi prévoit que « tout objet, notamment un vêtement, un symbole, un bijou, une parure, un accessoire ou un couvre-chef » sera considéré comme étant un « signe religieux », s'il est porté « en lien avec une conviction ou une croyance religieuse » ou encore s'il est « raisonnablement considéré comme référant à une appartenance religieuse ».

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