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L’apiculture, une affaire de famille

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Radio-Canada

L’apiculture est devenue une véritable passion pour la famille Verity qui possède des ruches au nord-ouest de Winnipeg.

Le lundi matin, les enfants de la famille Verity font l'école buissonnière avec l’aval de leurs parents. La famille de cinq personnes rend visite à ses ruches deux fois par semaine pour s'assurer de la santé de ses abeilles et les fumiger.

C’est vraiment amusant, je peux faire beaucoup de choses pour aider avec les abeilles et m’assurer que la reine va bien, lance Joel Verity, l'un des enfants.

Pour la plus jeune, Anna Verity, sortir au grand air et s'éloigner des salles de classe est certainement le plus grand avantage de cette nouvelle aventure familiale.

Deux jeunes avec leur mère, tous habillés en combinaisons blanches.

Anna Verity, Rebecca Kirk et Joel Verity.

Photo : Radio-Canada

Le père Shawn Verity, qui est médecin à Winnipeg, admet que cette nouvelle passion est né d’une conversation spontanée lors d'un souper de famille.

[Mes beaux-parents] faisaient leur recherche à ce sujet, et moi aussi. Nous avions cette propriété et je me suis dit que ce pourrait être intéressant, un bon projet pour rapprocher la famille. Puis tout d’un coup, nous avions plein d’abeilles!

Shawn Verity, apiculteur amateur

Deux ans plus tard, la famille et les grands-parents s'occupent de dix ruches, assemblées d'abord à partir de nucléis. C’est ce qu’il y a de plus facile, dit-il. Ce sont des boîtes tout compris pour se lancer en apiculture, avec des abeilles, une reine et une source de nourriture.

Directeur général des ruches à l’âge de 12 ans

Au cours des visites, il faut vérifier l'état de santé des abeilles, s'assurer qu'il n'y a pas de parasites et qu'il y a suffisamment de nourriture pour éviter qu'elles quittent la ruche. Pour accomplir ces tâches, Judah, âgé de 12 ans, a suivi un cours de trois mois à l'Université du Manitoba.

« Parfois, si on n’ajoute pas de boîte [pour agrandir la ruche], les abeilles iront ailleurs pour se construire une nouvelle maison suffisamment grande pour tout le monde »., explique-t-il fièrement. Heureusement, il n'y a pas eu de perte d'abeilles pendant l'hiver.

Le cours lui a aussi appris les fonctions de différentes abeilles et la quantité de miel qu'une ruche est susceptible de produire.

360 kg de miel

Les abeilles de la famille Verity ont produit plus de 360 kilogrammes de miel l'an dernier. C’est les enfants qui se sont chargés de sa commercialisation. Ils ont lancé une petite entreprise appelée True Honey.

Pour le marketing et la collecte du miel, ils ont droit à l’aide de leur mère, Rebecca Kirk. C’est elle qui s’occupe du marketing sur Instagram.

Elle indique qu’il y a beaucoup d'intérêt pour le miel de la famille qui est, selon elle, délicieux. Toute la récolte de l’an passé a été vendue.

Quatre personnes de tailles variés en combinaisons blanches attroupés autour de ruches.

Des membres de la famille Verity en action.

Photo : Radio-Canada

Les profits ne sont pas la motivation principale des Verity. La production de miel a aussi eu pour effet de solidifier les liens familiaux, selon Rebecca Kirk.

C’est un processus décisionnel démocratique. Nous devons mieux communiquer, nous rencontrer au milieu quand il y a des désaccords, dit-elle.

Avec les informations de Geneviève Murchison

Manitoba

Nature et animaux