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Sainte-Marthe-sur-le-Lac : accueil partagé du moratoire partiel

Les inondations de 2019 à Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Radio-Canada

L’annonce de Québec concernant l’interdiction de reconstruire les résidences qui ont perdu plus de la moitié de leur valeur à la suite des inondations printanières, à l’exception de celles situées à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, ne fait pas l'unanimité dans la municipalité des Laurentides.

Si plusieurs résidents se disent contents d’apprendre qu’ils auront le droit de reconstruire leur résidence, d’autres qui souhaitent partir après avoir obtenu une indemnisation équivalente à la valeur de leur propriété avant les inondations estiment avoir été oubliés.

Il y a plusieurs familles qui souhaitent pouvoir quitter […] et que l’on tienne compte de la valeur de nos maisons avant l’inondation. Et ce choix fondamental, on ne nous l’offre pas.

Christian Hardy, résident de Sainte-Marthe-sur-le-Lac

On nous annonce nos options pour reconstruire, mais j’aimerais bien qu’on nous annonce aussi nos options pour quitter, lance de son côté Myriam Sabourin.

Le programme d’indemnisation est loin de satisfaire les sinistrés.

Selon les informations que j’ai eues, je ressors avec 50 000 $ de dettes d’hypothèque.

Sylvie Béchard, résidente de Sainte-Marthe-sur-le-Lac

En entrevue à 24/60, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, affirme que les évaluations ont été faites et on ne dépasse pas du tout les 200 000 $ [plafond d'indemnisation offert à ceux qui souhaitent quitter la zone sinistrée à Sainte-Marthe, NDLR], rappelant qu’il est possible que les assurances entrent en jeu.

Ce sont tous les citoyens du Québec qui paient pour ces inondations, précise la ministre.

Le gouvernement maintient avoir entendu les résidents de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, où plus de 5000 personnes ont été évacuées après la rupture d’une digue, le 27 avril.

Québec a ainsi soustrait la municipalité de l’application du décret en invoquant « un cas exceptionnel ». Pour les autres municipalités, le moratoire s'applique dans les zones à risque d’inondation de grand courant (0-20 ans) et les secteurs ayant été inondés en 2017 et 2019.

Si la digue n'avait pas cédé, on ne serait pas rendus là, résume la ministre Laforest.

La mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Sonia Paulus, souhaite de son côté que le gouvernement modifie son programme d’aide aux sinistrés de sorte que les citoyens qui veulent quitter Sainte-Marthe-sur-le-Lac puissent le faire.

Pour Mme Laforest, « la volonté première » des citoyens était la reconstruction.

Il y a entre 80 % et 83 % de la population qui veulent reconstruire, qui veulent rester à Sainte-Marthe et qui ne sont pas inondés à plus de 50 %, ajoute la ministre.

Avec les informations de Julie Marceau

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