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Une grande séduction orchestrée par le ministère du Tourisme du Nouveau-Brunswick

Des touristes se prennent en photo devant le homard géant, à Shediac.

L'intérêt qu'ont les chroniqueurs québécois pour le Nouveau-Brunswick n'est pas le fruit du hasard.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Du journal Le Monde à l'émission Salut, Bonjour!, le Nouveau-Brunswick a été présenté comme une destination vacances de rêve sous la plume de nombreux chroniqueurs du Québec et d'ailleurs, récemment. Radio-Canada a appris que l'intérêt des chroniqueurs pour la province n'est pas le fruit du hasard.

La couverture de la province du Nouveau-Brunswick par certains médias bien connus fait partie d'une stratégie du gouvernement pour attirer davantage de touristes sur les plages et dans les parcs de la province.

Le ministère du Tourisme sollicite lui-même les journalistes et les chroniqueurs afin d'avoir cette visibilité médiatique.

Les responsables espèrent qu'elle aura un effet positif sur la saison touristique qui débute.

Cette année, le magazine Le Monde donnait au Nouveau-Brunswick le titre de destination de l'année. Cette couverture médiatique fait justement partie de la stratégie du gouvernement pour faire connaître la province au-delà des frontières canadiennes.

La page du format papier du quotidien français Le Monde où on peut lire « Si jolie Acadie ».

Le Nouveau-Brunswick est le coup de coeur du journal français Le Monde pour sa sélection de voyages annuelle.

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Il en va de même pour les photos qui ont paru dans le National Geographic. : c'est le résultat du travail du ministère du Tourisme.

Ça met de l'emphase, pas juste au niveau national, mais international. National Geographic est reconnu partout dans le monde. Ils sont reconnus avec leurs photos de qualité en particulier. J'ai hâte de voir, parce que ça va rapporter énormément pour promouvoir la plage [à Shediac], rapporte le sous-ministre adjoint au ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture, Allen Bard.

Son équipe mise gros sur le marché international. Dans l'espoir d'augmenter le nombre de vacanciers qui visitent la province, elle multiplie les efforts pour atteindre ses objectifs.

On va continuer à être stratégique dans ce sens-là et on va travailler avec les médias pour voir s'il y a des opportunités dans le futur, ajoute le sous-ministre.

Même si le budget alloué au ministère du Tourisme a été réduit de 35 %, Allen Bard se sent confiant en vue de la saison estivale à venir.

Miser sur la publicité

Même si les compressions budgétaires au ministère touchent principalement la publicité, le gouvernement semble s'être gardé des munitions.

Jean-Claude Poitras, enseignant en marketing au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, affirme qu'une publicité réfléchie, avec un public bien ciblé, peut engendrer de très bonnes retombées dans un secteur comme le tourisme.

Une photo du Nouveau-Brunswick.

Le Nouveau-Brunswick à l'honneur dans l'édition du mois d'avril du National Geographic.

Photo : Radio-Canada

Il affirme que le gouvernement s'y prend de deux façons dans cette stratégie touristique.

Dans certains cas, la province est décrite dans des chroniques écrites par des gens qui ont voyagé dans la province. Il s'agit de points de vue plus personnels, qui donnent des retombées immédiates.

À d'autres occasions, le Nouveau-Brunswick est l'objet de campagnes publicitaires à grand déploiement. Le processus est beaucoup plus long et les retombées ne sont mesurables qu'au bout de quelques semaines, voire plusieurs mois.

Souvent, on va regarder ce que les chroniqueurs ont à dire. Parce qu'ils vont dire des choses plus spécifiques, tandis qu'une campagne publicitaire ne va pas parler de ces choses-là, elle va parler de la région en général, de la culture, de la langue et des gens, explique l'enseignant.

Il explique que ces deux stratégies ont leurs avantages, mais selon lui, les grandes campagnes publicitaires donnent de meilleurs résultats.

Le chroniqueur va amener des éléments beaucoup plus spécifiques. Ça va toucher une certaine niche de personnes, mais encore là, il faut que ces gens-là, ces touristes-là, ces voyageurs-là, soient vraiment intéressés par rapport à qu'est-ce que le chroniqueur est en train de nous présenter, conclut-il.

Le ministère du Tourisme devra attendre à la fin de la saison estivale pour évaluer l'efficacité de sa stratégie publicitaire cette année.

Avec les informations de Marielle Guimond

Nouveau-Brunswick

Tourisme