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« Préoccupée », la mairesse de Montréal dit qu'elle respectera la loi sur la laïcité

Valérie Plante lors d'une mêlée de presse à l'hôtel de ville de Montréal.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, entend respecter la nouvelle loi sur la laïcité de l'État.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Si la mairesse de Montréal, Valérie Plante, se dit « préoccupée » par l’adoption du projet de loi sur la laïcité de l’État, elle entend néanmoins respecter la « prérogative du gouvernement du Québec ».

Au lendemain de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi québécoise qui interdit le port de signes religieux par des fonctionnaires en position d’autorité, plusieurs réactions ont émané de l’île de Montréal, épicentre de l’immigration dans la province.

La mairesse Plante s’est d’abord dite préoccupée par cette nouvelle loi, qu’elle a ouvertement critiquée lors de son étude au cours du printemps.

Honnêtement, ce qui me préoccupe, c'est l'application [de la loi], a déclaré Mme Plante aux journalistes, lundi. Il reste beaucoup de flou et, on le sait, pour qu'une loi soit applicable, il faut que tous ses détails soient compris.

Or, la mairesse a déclaré vouloir respecter la décision du gouvernement du Québec, malgré ses propres réserves.

J'ai de grandes réserves, j'ai de grandes préoccupations, a ajouté la mairesse. Ceci étant dit, c'est une prérogative du gouvernement du Québec et je vais la respecter.

Valérie Plante estime également que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) devra également se plier aux nouvelles règles de la loi sur la laïcité.

Du côté de l’opposition, le chef d’Ensemble Montréal, Lionel Perez, partage cette inquiétude face à l’adoption de la loi qui touchera particulièrement Montréal qui accueille 75 % de l’immigration au Québec.

C'est un jour sombre pour le Québec, pour Montréal en particulier, a laissé tomber M. Perez. On vient de légiférer une discrimination basée sur une minorité.

M. Perez s’inquiète particulièrement de la définition de symbole religieux qu’il juge très large et ouverte à plusieurs interprétations.

On va faire face à des cas qui seront largement médiatisés et qui vont tout simplement marginaliser certaines personnes, se désole-t-il.

La CSEM étudie ses options

Une première contestation judiciaire a été déposée lundi matin en Cour supérieure par une étudiante en sciences de l'éducation portant un hidjab et deux organisations canadiennes.

De son côté, la Commission scolaire English-Montreal (CSEM), qui a adopté plus tôt ce printemps une résolution indiquant qu'elle n'appliquerait pas la loi sur la laïcité, a qualifié la journée de triste pour le Québec.

Selon sa présidente, Angela Mancini, la CSEM est en train d’étudier en détail la nouvelle loi pour juger de son applicabilité. La commission scolaire évalue également l’option de recourir à des experts juridiques pour vérifier quelles options s’offrent à elle.

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