•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Journée Au boulot à vélo : les cyclistes réclament plus de pistes protégées à Winnipeg

Un homme avec un cas à dos et une femme debout sous une tente.

Le cycliste Dan Grafton en discussion avec Janelle Delorme, présidente de Coop Vélo-Cité.

Photo : Radio-Canada

Abdoulaye Cissoko

Cette année, la Semaine du vélo de Winnipeg survient quelques jours seulement après la mort d'une cycliste d'une cinquantaine d'années qui a été happée par une voiture au centre-ville. Les participants profitent de cet événement pour mettre l'accent sur la sécurité des cyclistes sur les routes et pour rappeler l'importance de mettre en place des infrastructures adéquates.

Depuis 6 h 30 lundi matin, des bénévoles de la Coop Vélo-Cité sont à pied d'oeuvre sous leur tente installée sur le boulevard Provencher, dans le quartier Saint-Boniface.

Les cyclistes qui empruntent cet axe sont invités à s'arrêter quelques minutes pour prendre une pomme, une orange ou encore une bouteille d'eau avant de repartir. Ils peuvent également poser des questions sur la journée Au boulot à vélo, qui lance la Semaine du vélo à Winnipeg, une initiative pour promouvoir le transport actif.

Une femme debout avec une bicyclette.

La cycliste Claire Paetkau participe à l'initiative Au boulot à vélo.

Photo : Radio-Canada

Ceux et celles qui le souhaitent peuvent faire inspecter leur deux roues. C'est le cas de Claire Paetkau : après un bref contrôle technique de son vélo, elle s'apprête à l'enfourcher.

Elle dit que la Semaine du vélo est une occasion de rappeler l'importance d'utiliser le transport actif. Elle en profite également pour faire passer ce message : notre ville n'est pas construite pour le vélo, dit-elle. On a besoin de pistes cyclables protégées. Il faut aussi être conscient que le vélo, c'est bon pour l'environnement, souligne-t-elle.

Si Claire Paetkau est d'avis que des efforts ont été faits en matière d'infrastructures cyclables, elle estime que la Ville peut en faire davantage. D'autant plus, ajoute-t-elle, qu'elle ne se sent en sécurité sur toutes les pistes réservées aux vélos à Winnipeg.

Je prends la piste cyclable sur le chemin Sainte-Marie et des fois, des automobilistes m'obligent à m'écarter de mon chemin. Il n'y a rien qui protège les cyclistes. C'est juste des lignes tracées sur la route. Je ne me sens pas en sécurité, dit-elle.

Plus de pistes cyclables sécuritaires encourageraient davantage de personnes à opter pour le vélo comme mode de transport, selon elle.

Une femme portant un casque sur un vélo.

Georgette Dupuis

Photo : Radio-Canada

Depuis cinq ans, Georgette Dupuis a décidé de se rendre au travail en utilisant son vélo plus souvent. Elle aussi souhaite voir plus de pistes cyclables à Winnipeg.

Pédaler sur la rue ordinaire, c'est très difficile. Je pense que s'il y a des pistes où l'on peut faire du vélo sans craindre de se faire frapper par une voiture, ce serait une très bonne idée. Moi je tente d'éviter le plus possible les rues où il y a beaucoup de voitures, mais j'imagine que ceux qui travaillent au centre-ville ou habitent dans certains quartiers n'ont pas toujours de pistes cyclables, indique-t-elle.

La présidente de la Coop Vélo-Cité, Janelle Delorme, est du même avis. Elle dit que ce n'est pas un hasard si l'organisme à but non lucratif a choisi d'installer sa tente sur Provencher. C'est aussi pour voir combien de cyclistes passent par ce boulevard, dit-elle.

Selon elle, le but est d'inciter les politiciens à envisager la construction d'une piste cyclable sur ce boulevard. Nous sommes ici donc pour faire plus de sensibilisation par rapport à cette idée, note-t-elle.

D'après la Société d'assurance publique du Manitoba, chaque année, près de 4 cyclistes sont tués et 140 sont blessés dans des collisions sur les routes de la province.

Deux jeunes femmes tenant un vélo.

Les cyclistes qui souhaitaient faire inspecter leurs vélos pouvaient le faire grâce à l'aide des bénévoles.

Photo : Radio-Canada

Le cycliste Dany Garfton, qui s'est aussi arrêté devant la tente, échange quelques mots avec les bénévoles de Coop Vélo-Cité avant de poursuivre son chemin vers son travail. Il affirme qu'une seule mort sur les routes, c'est toujours une mort de trop. C'est pourquoi il pense qu'il faut en faire plus pour éviter de tels drames.

Il préconise aussi de créer des pistes cyclables protégées, et de réduire la limite de vitesse à 40 km/h dans les quartiers résidentiels. Selon lui, il faut aussi une meilleure sensibilisation à la fois des automobilistes et des cyclistes.

Cette initiative dure juste une semaine. Elle permet certes de donner plus de visibilité à tous, mais la sensibilisation doit se faire tout au long de l'année, souligne-t-il.

Récemment, le maire de Winnipeg a affirmé que des investissements importants seront faits en matière de transport actif dans la capitale manitobaine. Brian Bowman a fait cette déclaration à la suite de la collision qui a coûté la vie à une quinquagénaire à l'intersection des rues Higgins et Princess.

Manitoba

Cyclisme