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Tramway : les citoyens de Lairet craignent l'apparition « d'un mur »

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Photo : Radio-Canada / Sebastien Vachon

David Rémillard

Le Conseil de quartier de Lairet est « sous le choc » après avoir constaté que la Ville de Québec projette la construction d'un imposant garage de tramway sur des terrains désaffectés d'Hydro-Québec, le long de la 41e Rue.

Les membres du Conseil de quartier de Lairet ne sont pas contre le projet de réseau de transport structurant de la Ville de Québec. Ils espéraient même en profiter pour dynamiser le quartier et emboîter le pas à d'autres secteurs, comme le Vieux-Limoilou.

Pour le conseil, l'aménagement des vastes terrains sur lesquels se trouvaient auparavant des pylônes d'Hydro-Québec, entre la 1ère Avenue et la 4e Avenue, au sud de la 41e Rue, était prometteur. On souhaitait notamment y voir apparaître des espaces verts ou des habitations pour les familles.

Ça fait plusieurs mois qu'on soulève à nos conseillères [municipales] le fait qu'on aimerait bien que la Ville développe une vision autour de l'avenir de ces terrains-là, explique Julie Potvin-Tremblay, administratrice au Conseil de quartier de Lairet. Le projet de tramway était pour nous l'opportunité ultime d'en faire quelque chose d'intéressant.

Les immenses terrains sont convoités par la Ville de Québec pour l'aménagement d'un garage de tramway

Une partie d'un terrain convoité pour le hangar, vu du balcon d'une résidente de la rue de la Sapinière Dorion.

Photo : Radio-Canada / Sebastien Vachon

Mais lors d'une rencontre d'information de la Ville de Québec tenue la semaine dernière, les résidents ont appris que ces espaces gazonnés accueilleraient un garage de tramway, désigné comme un centre d'entretien et d'exploitation par la Ville.

Ce qui nous a choqués, c'est de voir qu'au contraire, on allait hériter d'une nouvelle plaie urbaine, se désole Mme Tremblay-Potvin.

C'est le contraire de ce qu'on espérait. On espérait que le tramway allait apporter quelque chose de beaucoup plus positif.

Julie Tremblay-Potvin, administratrice, Conseil de quartier de Lairet

La construction bloquera complètement la 2e Avenue, qui débouche présentement sur la 41e Rue et ses services, dont une épicerie.

« Gaspillage »

Le Conseil de quartier de Lairet dénote également une certaine incohérence dans le projet de hangar.

Les terrains convoités se situent dans la zone se trouvant à moins de 10 minutes de marche de la ligne de tramway. C’est-à-dire la zone la plus propice au développement résidentiel et commercial, soulève-t-on dans une publication partagée sur les réseaux sociaux. Réserver ces terrains à l’implantation d’un garage est un gaspillage.

Le conseil entend faire pression sur les élus au cours des prochaines semaines. Des solutions alternatives seront proposées.

On évoque notamment la possibilité de construire le bâtiment en sous-terrain, ou encore de déplacer le garage plus à l'ouest, près de l'autoroute Félix-Leclerc.

La Ville se veut rassurante

Les élus de la Ville de Québec n'ont pas tardé à réagir à ces doléances, tout juste avant le conseil municipal.

On fait ce projet-là pour les citoyens, avec les citoyens, insiste Rémy Normand, vice-président du comité exécutif.

Selon lui, le tracé actuel présenté aux citoyens dans le cadre de la tournée de consultations publiques en est un de référence.

L'idée, c'est de rassurer le monde aujourd'hui. On est ouvert à tout revoir.

Rémy Normand, vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec

Outre les citoyens de Lairet, les commerçants de la 1re Avenue et des résidents du boulevard Pie-XII, dans Sainte-Foy, ont jusqu'ici manifesté leurs inquiétudes par rapport au réseau de transport structurant.

M. Normand rappelle que les consultations publiques servent à prendre le pouls et à améliorer le projet. Il concède que des considérations plus locales ont pu échapper au personnel dans les bureaux de la Ville.

On va voir les citoyens pour les entendre. C'est ça qu'on va capter et c'est à ça que ça sert une consultation publique.

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