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Sans maman, un film sur le chagrin engendré par la mort d’une mère

Marie-France Guerrette, assise sur un canapé, en entrevue avec une femme pour une scène de son film.

Marie-France Guerrette (à droite) au cours de la réalisation de son dernier film, « Sans maman ».

Photo : Fournie par Marie-France Guerrette

Radio-Canada

Le film Sans maman, de la cinéaste fransaskoise Marie-France Guerrette, sera projeté lundi, à 19 h, à la Bibliothèque publique de Regina.

Dans ce documentaire familial, Mme Guerrette revient sur la façon dont sa famille a vécu le deuil de sa mère, qui a succombé à un cancer du sein alors que la cinéaste n’avait que 14 ans.

À l’époque, son père, sa sœur et elle-même ne parlaient pas beaucoup de ce qu’ils éprouvaient, parce que c’était trop difficile. Mais maintenant, elle se sent prête à le raconter.

« Je me souviens d’elle. Ma mère était une fière Acadienne, toujours bien mise. Elle était courte de taille. Elle aimait fumer ses cigarettes, boire une bière et rire. Elle adorait être une mère », raconte-t-elle.

Le film comprend des entrevues avec les membres de sa famille et des extraits d’une cassette d’adieu que la mère de Marie-France Guerrette lui avait laissée.

L’affiche du film « Sans maman », avec une cassette audio sur laquelle on peut lire : à Marie-France de maman, juillet 1995.

Le film documentaire « Sans maman » est ponctué d’archives provenant entre autres d’une cassette d’adieu laissée par la défunte.

Photo : Fournie par Marie-France Guerrette

Marie-France Guerrette avoue que la réalisation de ce film a été parsemée de moments très chargés sur le plan émotionnel.

«[C'était le cas] spécialement au montage, à me regarder et à m’entendre parler, pleurer plusieurs fois et ne pas être parfaite. J’ai dû vraiment apprendre à m’aimer », confie-t-elle.

Un regard sur le passé pour mieux affronter l’avenir

Marie-France Guerrette explique que plusieurs femmes de sa famille ont eu un cancer du sein, dont sa grand-mère et sa mère.

Elle dit avoir pensé longtemps à faire un examen médical pour déterminer si elle était porteuse d’un gène responsable de ce cancer.

« En faisant le film, j’ai réalisé qu’il fallait que je me décide », dit-elle. « Dans le film, je fais le dépistage génétique, et les résultats sont révélés. »

Marie-France Guerrette vit maintenant à Edmonton, en Alberta. La projection du film à Regina revêt pour elle une grande importance.

« Ma mère est morte à Regina, et nous avons grandi à Regina. J’espère que les gens qui vont venir seront les personnes qui la connaissaient et qui aimeraient entendre sa voix et savoir comment nous allons depuis sa mort », conclut-elle.

Avec les informations de CBC News

Saskatchewan

Cinéma