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Les candidats à la succession de Theresa May s'affrontent sur le Brexit

On le voit lors du lancement de sa campagne à la direction du Parti conservateur, à Londres, le 11 juin 2019.

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, a affirmé vouloir conserver l'accord de retrait, rejeté à trois reprises par le Parlement.

Photo : Reuters / Henry Nicholls

Agence France-Presse

Les prétendants à la succession de la première ministre britannique Theresa May se sont affrontés dimanche sur leur vision du Brexit lors d'un premier débat télévisé, en l'absence du grand favori Boris Johnson.

La confrontation, parfois musclée, a opposé pendant 90 minutes cinq candidats conservateurs, le podium de l'ancien ministre et ex-maire de Londres Boris Johnson restant vide.

Quatre d'entre eux ont assuré qu'ils chercheraient à renégocier l'accord de divorce avec l'Union européenne, qui exclut pourtant de rouvrir les discussions.

Le ministre du Développement international, Rory Stewart, a quant à lui affirmé vouloir conserver l'accord de retrait, rejeté à trois reprises par le Parlement, provoquant la démission de Theresa May du poste de chef du Parti conservateur.

Il a mis au défi ses concurrents de détailler leur stratégie sur le Brexit et les a accusés de « machisme », ce qui lui a valu une salve d'applaudissements dans le public du studio de Channel 4, qui retransmettait le débat.

Jeremy Hunt, prétendant à la succession de Theresa May, à Londres le 15 juin 2019.

Jeremy Hunt

Photo : Reuters / Toby Melville

Le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt, qui avait soutenu le maintien dans l'UE avant de changer d'avis, a adopté un ton conciliant.

À l'exception de Rory Stewart, pour qui un « no-deal » serait « profondément dommageable », les candidats ont affirmé être prêts à faire sortir le Royaume-Uni de l'UE sans accord le 31 octobre, la date butoir posée par Bruxelles.

L'ancien ministre du Brexit, l'ultralibéral Dominic Raab, n'a pas exclu de tenir le Parlement à l'écart pour empêcher les députés de bloquer un no-deal. « Je suis le seul candidat qui s'est engagé à quitter l'UE fin octobre, quoi qu'il arrive », a-t-il lancé.

« Je ne retirerai pas le Royaume-Uni de l'Union européenne contre la volonté du Parlement », lui a répliqué le ministre de l'Environnement Michael Gove, rejoint par le ministre de l'Intérieur Sajid Javid qui a lancé : « Vous ne respectez pas la démocratie en la détruisant. »

Boris Johnson a été critiqué par ses rivaux pour avoir accordé peu d'interviews et fait de rares apparitions publiques. Il a annoncé qu'il participerait au prochain débat télévisé sur la BBC mardi, après le deuxième tour du scrutin visant à départager les candidats.

Les députés conservateurs élimineront les candidats dans une série de votes jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus que deux. Ce sera alors aux 160 000 membres du Parti conservateur de désigner le vainqueur, qui devrait prendre les commandes de Downing Street d'ici à la fin juillet, Theresa May assurant la transition d'ici là.

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