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La 11e édition du Grand défi Pierre Lavoie se termine sous les applaudissements

Pierre Lavoie, dimanche après-midi

Pierre Lavoie, dimanche après-midi

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des centaines de personnes étaient réunies au stade olympique de Montréal dimanche après-midi pour accueillir dans un tonnerre d’applaudissements les plus de 1000 cyclistes qui ont effectué le Grand défi Pierre Lavoie, un parcours de 1000 km réalisé en à peine 60 heures.

Partis jeudi depuis l’arrondissement de La Baie, à Saguenay, les 1075 cyclistes répartis en équipes de cinq sont notamment passés par La Malbaie, Thetford Mines et Drummondville, où ils ont aussi réalisé une grande boucle, samedi.

Les décibels étaient élevés au stade, dimanche, quand les premiers cyclistes sont arrivés, Pierre Lavoie en tête. Certains étaient très émus de leurs parcours.

« J’ai un sentiment d’accomplissement et c’est une grande fierté d’être accueilli comme ça par tous ces gens, a commenté à chaud le participant Hugo Saint-Jacques, tout juste après son arrivée.  L’émotion est là à 100 miles à l’heure. C’est un accomplissement personnel, mais en même temps, c’est un mouvement de société hallucinant. Je suis père de deux jeunes enfants; l’argent qu’on va ramasser pour que nos enfants bougent dans les écoles, je le fais vraiment pour ça. »

L’équipe de Pierre Lavoie, qui a lui-même perdu deux de ses quatre enfants des suites de l’acidose lactique, une maladie héréditaire orpheline, a indiqué avoir amassé près de 2,5 millions de dollars pour cette 11e édition du Grand défi.

Les deux causes que soutient la fondation de M. Lavoie sont la promotion des saines habitudes de vie et le financement de la recherche sur les maladies orphelines.

« Les gens qui participent veulent d’abord être des modèles pour leurs enfants, ils sont préoccupés par l’obésité, a dit le cofondateur de l’événement, dimanche après-midi. L’iPhone est arrivé il y a 11 ans, l’iPad il y a 6 ans, et ça a créé une vague de sédentarité qui était déjà débutée. »

Deux cyclistes se donnent une poignée de mains.

Des participants sont fiers d'avoir complété le Grand défi Pierre Lavoie.

Photo : Radio-Canada

Il y a une préoccupation nationale envers l’inactivité chez les enfants. On peut chialer contre le gouvernement et se dire que ce n’est pas notre problème, mais ce n’est pas comme ça qu’on relève un défi sociétal, il faut d’abord que les gens soient d’accord et acceptent des mesures contraignantes pour le changer.

Pierre Lavoie, dimanche après-midi

Quelque 400 écoles primaires du Québec recevront ainsi chacune une part des 2,5 millions amassés afin de mettre sur pied des projets qui encouragent l’activité physique.

Quelle est la pertinence d’un tel événement?

Pour le directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSP), Louis Barbeau, le Grand défi est un événement « excessivement pertinent » et unique en son genre.

« Lorsque Pierre a lancé cet événement, il voulait démocratiser la pratique du vélo, changer les habitudes de vie des Québécois, sortir ceux qui étaient moins actifs de leur sédentarité, amener les jeunes à être plus actifs », a-t-il raconté sur les ondes d’ICI RDI, dimanche après-midi.

La boucle de 1000 km s’inscrit dans quelque chose de plus vaste, a-t-il expliqué, puisque le mois de mai est celui des fameux cubes énergie, où les jeunes dans les écoles ramassent un cube énergie pour chaque tranche de 15 minutes d’activité physique.

Les gens qui participent doivent certes se préparer et s’entraîner dans les semaines et les mois qui précèdent le défi, a-t-il poursuivi.

Au cours de ces 1000 km, les segments varient en longueur; certains sont de 40 ou 50 km, d’autres de 130 ou 140 km, et tous ont des coefficients de difficulté différents.

« Les gens choisissent les segments qui leur conviennent le mieux en fonction de leurs capacités,  parce que les équipes sont composées de cinq cyclistes et qu’il n’y a que deux cyclistes par équipe sur la route en même temps », a détaillé M. Barbeau.

C’est vraiment pour tout le monde et le Défi encourage les équipes à aller chercher des gens qui étaient sédentaires pour les amener à modifier leur mode de vie et à être un peu plus actifs. Il y a des gens pour qui c’est une première expérience, ça montre que c’est à la portée de tous, pour autant qu’on s’y prépare.

Louis Barbeau, DG de la Fédération québécoise des sports cyclistes

Il faut savoir que les segments du Grand défi se font à vitesse contrôlée, mais que ces vitesses sont tout de même imposées. Elles varient de 27 km/h à un peu plus de 30 km/h.

Avec les informations de Sébastien Desrosiers

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