•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Loin de leurs enfants, des travailleurs étrangers célèbrent la fête des Pères

Des travailleurs temporaires étrangers réunis  autour d'une table dans une salle à Langley lors d'une rencontre à l'occasion de la fête des Pères.

Des travailleurs temporaires étrangers réunis à Langley lors d'une rencontre à l'occasion de la fête des Pères

Photo : Migrant Workers Dignity Association

Radio-Canada

Environ 200 travailleurs étrangers temporaires vivant loin de leurs enfants ont célébré ensemble la fête des Pères lors d’un rassemblement samedi à Langley en Colombie-Britannique.

« C’est dur, mais vous savez [ …] c’est la seule façon de subvenir aux besoins de ma famille », explique un ressortissant mexicain, Victor Serrano, en parlant de ses trois enfants âgés de 13, 17 et 20 ans qu’il ne voit que deux fois par an, lorsqu’il prend l’avion pour aller les retrouver.

M. Serrano, comme les autres travailleurs, est au Canada dans le cadre d’un accord qui permet aux employeurs du pays d’embaucher des étrangers pour combler une pénurie de main-d’oeuvre. La plupart des hommes réunis à Langley travaillent dans le secteur agricole.

Des droits à défendre

La fête, qui en est à sa deuxième édition, est organisée par la Migrant Workers Dignity Association, qui défend les droits des travailleurs étrangers temporaires, la plupart originaires d’Amérique latine.

D’après M. Serrano, un grand nombre d'entre eux ne parlent pas anglais et peinent à défendre leurs droits, notamment lorsque des entreprises ne leur paient pas leurs heures supplémentaires.

Ces hommes envoient leurs salaires à leurs familles dans leurs pays d’origine, notamment pour que leurs enfants puissent aller à l’école.  Mais ils sont si loin « qu’ils ratent de grands moments de la vie de leurs enfants », dit Natalia Sudeyko, une bénévole de l’association.

La réunion permet à ces ressortissants étrangers qui se sentent souvent seuls de discuter de leurs situations dans une ambiance décontractée et de s’informer davantage sur leurs droits au Canada.

D'après les informations de Maryse Zeidler

Colombie-Britannique et Yukon

Immigration