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Les États-Unis garantiront le passage dans le détroit d'Ormuz

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo parle debout derrière une tribune.

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo promet une navigation sécuritaire dans le détroit d'Ormuz entre le golfe Persique et la mer d'Oman.

Photo : Associated Press / Alex Brandon

Radio-Canada

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a assuré dimanche que les États-Unis garantiraient le passage par le stratégique détroit d'Ormuz, accusant par ailleurs l'Iran d'être responsable de la destruction d'un drone américain.

« Ce que vous devez garder en tête, c'est que nous allons garantir la liberté de navigation par le détroit », a assuré M. Pompeo sur Fox News.

« Il s'agit d'un défi international, important pour le monde dans son ensemble; les États-Unis vont s'assurer que toutes les décisions diplomatiques et autres soient prises pour atteindre cet objectif », a-t-il ajouté.

Un tiers du pétrole mondial transporté par la mer passe par ce goulot d'étranglement entre le golfe Persique et la mer d'Oman, qui longe notamment les côtes iraniennes.

Le chef de la diplomatie américaine a par ailleurs indiqué sur CBS qu'un drone américain MQ-9 « Reaper » avait été abattu le 6 juin par un missile tiré depuis le Yémen avec « une assistance iranienne ».

Le commandement central américain (Centcom) a précisé qu'il s'agissait d'une version améliorée d'un missile sol-air iranien SA-7. Et qu'une autre tentative avait eu lieu le 13 juin au-dessus de la mer d'Oman, après l'attaque des pétroliers.

M. Pompeo n'a pas voulu s'étendre sur les différentes options envisagées par Washington pour protéger la navigation commerciale dans la région ou pour sanctionner l'Iran après l'attaque de deux pétroliers en mer d'Oman, dans laquelle l'Iran a nié toute implication.

Vives tensions dans la région

Mais les tensions croissantes entre Washington et Téhéran font craindre un déclenchement des hostilités dans une région à fleur de peau.

« Nous ne voulons pas la guerre. Nous avons fait ce que nous pouvions pour l'empêcher, a poursuivi M. Pompeo. Les Iraniens doivent comprendre très clairement que nous continuerons à entreprendre des actions pour dissuader l'Iran d'avoir ce [...] type de comportement. » Il n'a en revanche pas voulu détailler les preuves dont disposeraient les États-Unis de la responsabilité de Téhéran dans ces incidents.

Le Pentagone a publié vendredi une vidéo semblant montrer l'accostage d'un des tankers par une vedette rapide des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime iranien, et le retrait par ses passagers d'une « mine ventouse non explosée » de la coque du pétrolier. Plusieurs alliés des États-Unis ont demandé davantage de preuves avant de tirer une conclusion.

« Certains pays aimeraient que tout cela disparaisse », a estimé M. Pompeo, tout en se montrant persuadé « qu'à mesure que nous continuons à mettre en lumière le déroulement des faits, des pays à travers le monde vont non seulement accepter les faits – qui, je pense, sont incontestables –, mais comprendront qu'il s'agit d'une mission importante pour le monde. »

Adam Schiff, président démocrate de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a affirmé dimanche sur CBS que les preuves concernant l'implication de l'Iran étaient « très solides et convaincantes ».

« Je pense que c'est un bel échec [a class "A" screw up] de l'Iran à placer une mine sur le navire, a-t-il dit au sujet de la vidéo. Elle n'a pas explosé, ils ont dû y retourner pour la récupérer. Je peux imaginer que des têtes iraniennes roulent à cause de cette opération manquée. »

Les pétroliers endommagés seront examinés

Le Kokuta Courageous et le Front Altair, les deux pétroliers victimes d'une attaque jeudi dans le golfe d'Oman, vont être examinés aux Émirats arabes unis, ont annoncé dimanche leurs armateurs.

L'évaluation des dégâts subis par le Kokuta Courageous ainsi que le transbordement de sa cargaison de méthane débuteront à l'issue de contrôles de sécurité menés par les autorités du Charjah, l'un des sept Émirats formant les Émirats arabes unis, précise la compagnie Bernhard Schulte Shipmanagement.

Ses 21 membres d'équipage, qui avaient été évacués, ont été reconduits à bord par un bâtiment de la Ve Flotte américaine, basée à Bahreïn.

Les attaques de jeudi ont également touché le pétrolier norvégien Front Altair, qui se trouve au large du port émirati de Khor Fakkan. Son équipage, secouru par les Iraniens, a quitté samedi la ville iranienne de Bandar Abbas pour Dubaï.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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