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De rares images solaires de la NASA et un habitacle futuriste au Musée régional de Rimouski

Mouvements de matière, éruptions, filaments, vibrations sonores… S O L A R I U M présente des phénomènes observés à la surface du soleil

Mouvements de matière, éruptions, filaments, vibrations sonores… S O L A R I U M présente des phénomènes observés à la surface du soleil.

Photo : NASA’s Goddard Space Flight Center

Laurence Gallant

Le Musée régional de Rimouski inaugure en fin de semaine deux expositions qui allient art et science, entre une contemplation poétique et vaporeuse du soleil et une expérience ludique dans un module de survie futuriste.

Évènement en soi, l’exposition immersive S O L A R I U M, fruit du travail de producteurs multimédias de la NASA, atterrit pour la première fois en sol canadien, directement au Musée régional de Rimouski.

Cette installation vidéo voyage également pour la première fois hors des États-Unis, et l’accueillir au musée était un rêve que caressait la conservatrice Ève de Garie-Lamanque depuis plusieurs années.

Ce sont des images de la surface du soleil telle qu’on ne l'aura jamais vue auparavant.

Ève de Garie-Lamanque, conservatrice au Musée régional de Rimouski
Visiteurs devant l'exposition qui arbore des éruptions solaires

C'est la première fois que l'exposition est présentée à l'extérieur des États-Unis.

Photo : NASA’s Goddard Space Flight Center

Mouvements de matière, éruptions, filaments, vibrations sonores… S O L A R I U M présente des phénomènes observés à la surface du soleil, grâce à la captation de la sonde SDO (Observatoire de la dynamique solaire), qui a pu envoyer des données binaires ensuite traduites en images en noir et blanc.

L’installation vidéo est ainsi une conversion en images colorisées, légèrement animées, réalisée par l’équipe du Goddard Space Flight Center de la NASA, explique la conservatrice.

Elle souligne que les images de l'espace auxquelles le public a accès sont pour la plupart issues de la modélisation, et demeurent donc d’une certaine façon fictives.

J’ai l’impression qu’on vit beaucoup dans la science-fiction et qu’il y a un engouement incroyable pour tout ce qui est espace, en cinéma par exemple, puis tout ce visuel dont on est bombardés n’a pas nécessairement à voir avec la réalité.

Ève de Garie-Lamanque, conservatrice au Musée régional de Rimouski
Entrevue avec Ève de Garie-Lamanque, conservatrice du Musée régional de Rimouski

Ève de Garie-Lamanque, conservatrice du Musée régional de Rimouski

Photo : Radio-Canada

Cette installation vidéo devient alors un outil de vulgarisation unique, estime Mme de Garie-Lamanque :

On nous présente des détails de la surface du soleil, on peut observer différents phénomènes comme on ne les a jamais vus, pis je me dis que pour une fois, c’est des vraies données.

S O L A R I U M est autrement présentée comme exposition permanente dans les deux centres d’interprétation de la NASA au Maryland et en Virginie, indique la conservatrice.

Visiteurs devant l'exposition qui arbore des éruptions solaires

C'est la première fois que l'exposition est présentée à l'extérieur des États-Unis.

Photo : NASA’s Goddard Space Flight Center

Le public pourra visiter l'exposition à Rimouski jusqu’au 26 janvier 2020.

Module de survie : une écofiction signée Daniel Corbeil

Le Musée régional de Rimouski accueille également jusqu’au 6 octobre une maquette géante, un module d’habitation surprenant imaginé par Daniel Corbeil.

La maquette géante proposée par Daniel Corbeil

La maquette géante proposée par Daniel Corbeil

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

L'artiste souhaitait proposer une fiction d’un projet qui pourrait se réaliser, explique-t-il, dans un avenir où l’environnement deviendrait peut-être plus toxique.

Réfléchissant à l’environnement, au paysage et au réchauffement climatique, Daniel Corbeil a élaboré dans son module un système hydroponique, un biodigesteur, qui permet de composter rapidement, un réservoir de gaz méthane à l’extérieur, et une partie habitable à l’avant.

L’idée, c’est de mettre en place les principaux éléments pour que la fiction puisse fonctionner.

Daniel Corbeil, artiste
Daniel Corbeil en entrevue devant son oeuvre modulaire

Daniel Corbeil présente Module de survie : une écofiction

Photo : Radio-Canada

Accompagnée de dessins, de photos et de plans qui expliquent le processus de création de l’artiste, la maquette est le fruit d’un travail de quatre ans, avec peu de moyens, indique l’artiste.

Celui qui ne se décrit pas « du tout » comme un survivaliste explique que le module, fabriqué à partir de matériaux recyclés et altérés, à un aspect volontairement bric-à-brac, qui humanise le projet, qui ajoute une atmosphère.

À l'intérieur du module de survie imaginé par Daniel Corbeil

À l'intérieur du module de survie imaginé par Daniel Corbeil

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

Par leur caractère à la fois immersif et scientifique, ces expositions lancées dimanche après-midi au Musée régional de Rimouski donnent beaucoup à réfléchir sur l’avenir, autant sur le plan des avancées technologiques que sur celui de la beauté immanente et fragile de la nature.

Ève de Garie-Lamanque semble emballée de pouvoir engager à ce point ce dialogue entre la science et l’art contemporain.

L’art contemporain ne se confine pas qu’à l’art visuel. Je pense que de plus en plus, on observe une porosité des frontières entre les disciplines, explique Ève de Garie-Lamanque, qui confie que ces alliances sont ce qui l’anime le plus en tant que conservatrice.

Avec la collaboration de Nadia Ross

Bas-Saint-Laurent

Arts visuels