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« C’est ma passion » : un réfugié syrien crée une nouvelle croix pour une église d’Ottawa

Un homme travaille une croix en métal.

Sohail Khazaal met la touche finalement à sa croix de 1,2 mètre de haut.

Photo : CBC/Stu Mills

CBC

Un réfugié syrien arrivé au Canada en 2016 a décidé de redonner à la paroisse qui l’a parrainé, lui et sa famille, en soudant une nouvelle croix pour coiffer une église presque centenaire de l’ouest d’Ottawa.

Sohail Khazaal, sa femme Nada Yakoud et leurs quatre enfants faisaient partie d’une minorité chrétienne dans leur Syrie natale. Ils ont pu s’établir au Canada grâce au parrainage de la paroisse catholique Saint-George, basée dans le secteur Hampton Park. Ils se sont d’ailleurs joints à la congrégation depuis leur arrivée.

En mai, de forts vents ont gravement endommagé la croix en métal qui trônait sur le toit de l’église de la paroisse construite il y a 96 ans. Menaçant de tomber, la croix a été rapidement retirée.

Une croix en étal inclinée sur le toit d'une église.

La croix de l'église Saint-George après avoir été renversée par le vent.

Photo : CBC/Stu Mills

L’église semble un peu nue dans la croix , a constaté à la blague le directeur de la paroisse, Stephen Downey. Nous avons dû l’enlever, et c’est là que tout a commencé.

« C’est ma passion »

Mais l’histoire a commencé en réalité 25 ans plus tôt, dans le village d’Al-Qaryatayn, situé à une centaine de kilomètres au sud-est de Homs. L’oncle de Sohail Khazaal y était un soudeur et la lumière bleutée qui jaillissait de son atelier fascinait son jeune neveu.

M. Khazaal s’est inspiré de son oncle et a appris diverses techniques de soudure en Syrie et au Liban.

Je fais ce métier depuis 23 ans. C’est ma passion, a-t-il souligné alors qu’il mettait la touche finale à la nouvelle croix pour son église.

Un homme dans son atelier près d'une croix en métal.

Les paroissiens devraient avoir leur nouvelle croix d'ici la fin du mois de juin.

Photo : CBC/Stu Mills

Quand la guerre l’a poussé à fuir la Syrie, la paroisse Saint-George l’a accueilli à bras ouverts. Confectionner une nouvelle croix est donc pour lui la meilleure façon de redonner à ceux et celles qui l’ont parrainé.

La croix sera installée à la fin du mois

Le soudeur a mis environ trois jours pour fabriquer une nouvelle croix plus robuste avec des morceaux d’acier payés par la paroisse.

Il a cependant refusé toute rémunération pour son labeur. Je suis heureux de leur rendre service, parce qu’ils nous ont aidés énormément pour bien des choses, a-t-il affirmé.

Ottawa-Gatineau

Croyances et religions