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Le Canada veut faciliter l’immigration des aides familiaux étrangers

Ahmed Hussen parle à une tribune.

Les candidats seront dorénavant évalués en fonction des critères de résidence permanente avant de commencer à travailler au Canada.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À partir de mardi, les aides familiaux étrangers qui souhaitent s’établir au Canada bénéficieront de deux nouveaux programmes pilotes qui leur permettront de venir accompagnés de leur propre famille et d'avoir un meilleur accès à la résidence permanente.

Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, a annoncé samedi à Toronto, le lancement des deux nouveaux programmes pilotes quinquennaux.

Ceux-ci concernent des travailleurs étrangers qui prennent soin d'enfants en milieu familial ou qui permettent le maintien à domicile de personnes ayant des besoins médicaux spéciaux, par exemple.

Le Programme pilote pour les gardiens et gardiennes d’enfants en milieu familial et le Programme pilote pour aides familiaux à domicile remplaceront le Programme de la garde d'enfants et le Programme des soins aux personnes ayant des besoins médicaux élevés qui arrivent à échéance et qui ont été jugés inefficaces.

De nombreux travailleurs étrangers arrivés au pays par l'intermédiaire de ces programmes n'ont découvert que plus tard qu'ils n'étaient pas admissibles à la résidence permanente.

Ces nouveaux programmes prévoient que toutes les personnes qui souhaitent devenir aides familiaux au Canada seront évaluées pour la résidence permanente avant d'arriver au Canada.

Ainsi, les aides familiaux qui viennent ici avec un permis de travail et une offre d'emploi auront un chemin solide pour devenir un résident permanent une fois pour toutes, a précisé Ahmed Hussen.

Les aides familiaux ne recevront désormais un permis de travail que s’ils ont reçu une offre d’emploi au Canada et s’ils répondent aux critères normalisés des programmes d’immigration économique. Leur permis de travail sera par ailleurs associé à leur profession et non plus à leur employeur pour donner aux travailleurs une plus grande flexibilité.

Réunir les familles

« Auparavant, les aides familiaux devaient attendre entre 5 et 7 ans avant de pouvoir retrouver les membres de leur propre famille. Nous avons tenu les gens qui fournissent des services aussi précieux à nos familles loin de leurs propres familles. Et c'était inacceptable », a déclaré Ahmed Hussen, qui assure que les familles des aides familiaux pourront désormais être réunies dans les 12 mois.

Les programmes prévoient ainsi des permis de travail ouvert ou un permis d’études pour les membres de la famille immédiate qui les accompagne au Canada.

Les aidants pourront amener les membres de leur famille avec eux.

Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté

Les employeurs n’auront plus besoin de mener une étude d’impact sur le marché du travail avant d’embaucher un aide familial de l’étranger.

Les deux programmes accepteront un maximum de 5500 demandeurs par an, sans compter les conjoints et les enfants qui pourraient les suivre au pays.

Les aides familiaux étrangers devront toutefois continuer de répondre à des niveaux de langue suffisants pour exercer au Canada, de même qu’ils devront démontrer qu’ils ont les exigences nécessaires pour travailler en tant qu’aides familiaux.

Le ministère a par ailleurs décidé de prolonger la voie d’accès à court terme pour les aides familiaux qui sont arrivés au Canada comme travailleurs étrangers temporaires depuis 2014, mais qui n’étaient pas admissibles à la résidence permanente dans le cadre du programme existant. La voie d’accès provisoire rouvrira pendant 3 mois à partir du 8 juillet.

Toronto

Politique fédérale