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Les Îles-de-la-Madeleine se préparent à la transition énergétique

Havre-Aubert

Les îles seront alimentées en énergie grâce à l’installation d’un microréseau, un projet de transition énergétique en collaboration avec Hydro-Québec.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Miriane Demers-Lemay

Les Îles-de-la-Madeleine se préparent à mettre en oeuvre l’un des premiers microréseaux électriques dans la province. Si le projet de transition énergétique est encore au stade embryonnaire, des experts et des citoyens réfléchissent aux façons d’adapter ce projet aux particularités de l’archipel.

Les Îles-de-la-Madeleine se retrouvent devant une opportunité historique, avec l’entente qui est en train de se faire avec Hydro-Québec, croit Daniel Breton, un expert en électrification des transports.

C’est un pas de géant dans la transition énergétique, que ce soit pour l’électricité, les transports...

Daniel Breton, expert en électrification des transports

C’est marqué en toutes lettres dans les documents d’Hydro-Québec qu’ils veulent faire de ce projet une vitrine technologique, ajoute Daniel Breton.

Pour l’instant, les Madelinots dépendent principalement du diesel et d’une centrale thermique pour combler leurs besoins énergétiques. Mais plus pour longtemps.

Les îles seront alimentées en énergie grâce à un câble sous-marin en provenance de la Gaspésie, ainsi que par l’installation d’un microréseau, c’est-à-dire un réseau électrique parallèle à celui d’Hydro-Québec permettant d’alimenter des maisons - même en cas de panne - grâce à l’installation de technologies vertes, comme des panneaux solaires.

Le projet de microréseau était sur la table des discussions, samedi, lors d’un atelier à Cap-aux-Meules, où étaient présents une cinquantaine de citoyens et d’experts.

Des personnes sont réunies dans une salle de spectacle à Cap-aux-Meules pour discuter de microréseaux.

Une cinquantaine de personnes se sont réunies samedi pour discuter du microréseau électrique qui sera installé aux Îles-de-la-Madeleine.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

On veut que les gens se sentent impliqués, parce que ça les concerne, explique la secrétaire de l'Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE), Camille Heidelberger.

Il n’y a pas un modèle de microréseau, c’est assez conceptuel, continue-t-elle. En même temps, cela a des applications très concrètes dans le quotidien.

L’idée derrière cet atelier est de créer un lieu d’information et d’échanges, d’aller chercher de l’expertise, de savoir ce qui se fait ailleurs, et ce qui est recommandé par les experts, dit-elle.

La secrétaire de l'AMSÉE Camille Heidelberger

La secrétaire de l'AMSÉE Camille Heidelberger souhaite que les Madelinots s'approprient le projet de microréseau électrique.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Il y a beaucoup de choses à prendre en compte, comme la présence de l’aéroport ou la faune et la flore menacée, poursuit Jean-Pierre Finet, consultant et analyste pour le Regroupement des organismes environnementaux en énergie.

On va aussi parler d’échanges de chaleur et d’électricité entre les bâtiments.

Le premier projet de microréseau sera mis en application à Lac-Mégantic. Ce projet prévoit l’installation de 3000 panneaux solaires, de batteries pour le stockage d’énergie, ainsi que l’augmentation du nombre de véhicules électriques et de bornes de recharge.

Avec les informations de Philippe Grenier

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Changements climatiques