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La pénurie de logements persiste dans la région à 2 semaines du 1er juillet

Une pancarte de logement à louer

Une pancarte de logement à louer

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand

Boualem Hadjouti

À deux semaines du 1er juillet, jour traditionnel de déménagement, l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT) rappelle que la région s'enfonce dans une pénurie importante de logements.

Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le taux d'inoccupation à Val-d'Or et à Rouyn-Noranda est de 1,2 % et de 2,8 % à Amos.

D'ailleurs, l'ALOCAT affirme avoir reçu des appels de citoyens qui n'ont pas trouvé de logement à louer.

Le coordonnateur de l'ALOCAT, Bruce Gervais, explique que la région est en pénurie de logements depuis 12 ans.

Une pénurie exacerbée par des hausses consécutives des loyers.

2006, ça a commencé et ça ne s'est jamais arrêté. 3 % chaque année au moins, on est rendus à 45 % pour Amos. La dernière année, Val-d'Or et Amos ont été parmi les 5 premières villes au Québec où le loyer moyen est le plus élevé. En 12 ans, c'est 12 hausses consécutives, rappelle Bruce Gervais.

Le porte-parole du RCLALQ Maxime Roy-Allard et le coordonnateur de l'ALOCAT Bruce Gervais

Le porte-parole du RCLALQ Maxime Roy-Allard et le coordonnateur de l'ALOCAT Bruce Gervais

Photo : Radio-Canada / Boualem Hadjouti

De son côté, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) milite pour des mesures d'urgence pour éviter que des citoyens se retrouvent à la rue.

De passage dans la région, le porte-parole Maxime Roy-Allard rappelle que son organisation a envoyé plusieurs autres demandes au gouvernement.

À moyen et long terme, il faut construire des milliers de logements sociaux, dit-il On revendique aussi une réforme complète de la Régie du logement, pour qu'elle soit davantage accessible et aussi plus juste pour les locataires. Et on veut un contrôle obligatoire des loyers pour limiter une augmentation rapide du coût des loyers.

Selon Maxime Roy-Allard, il est plus difficile pour des familles à faible revenu ou ayant des enfants de se trouver un logement.

Abitibi–Témiscamingue

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