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Arrestation au Glowfair : l'adolescent n'a pas tenté de désarmer un policier, dit une témoin

Des agents du Service de police d'Ottawa.

La police a indiqué qu'un officier aurait sorti son bâton télescopique et qu'un adolescent aurait tenté de le désarmer.

Photo : Courtoisie : Rachel Worden

Radio-Canada
Mis à jour le 

Une femme qui a été témoin de l'arrestation d'un jeune homme de 17 ans au festival Glowfair à Ottawa vendredi soir dit qu'elle croit que l'adolescent n'a pas tenté de désarmer un agent de police.

L'incident s'est produit vers 20 h 30 au moment où les policiers tentaient de disperser des gens qui s'étaient attroupés autour de la rue Bank.

Puisque la foule n'obtempérait pas aux demandes des policiers et que ces derniers craignaient pour leur sécurité, les agents ont appelé des collègues en renfort.

Les autorités soutiennent que les festivaliers se sont rassemblés autour des policiers. C'est à ce moment qu'un officier aurait sorti son bâton télescopique et qu'un adolescent aurait tenté de le désarmer, selon le Service de police d'Ottawa (SPO).

La police aurait utilisé du gaz poivré.

« J'ai vu des jeunes gens qui essayaient de se protéger »

Rachel Worden a été témoin de la scène. Elle a déclaré avoir vu deux jeunes hommes noirs se rudoyer, sans que ce soit très violent.

Ils étaient amis, et ils avaient leur groupe d'amis autour deux, a-t-elle avancé.

Selon la témoin, la police est immédiatement intervenue et a tenté de les séparer, ce qui a attiré l'attention d'autres jeunes. Puis, un groupe s'est formé.

Les policiers criaient. Ils leur disaient de quitter les lieux. Ils interpellaient les deux jeunes hommes, en leur demandant : "Pourquoi êtes-vous si agressifs? Pourquoi faites-vous cela?", a raconté Mme Worden.

Mme Worden qui a enregistré une partie de l'incident sur son téléphone a expliqué qu'elle avait vu de jeunes gens essayer de se protéger en mettant leurs mains devant eux.

J'ai l'impression que cela aurait peut-être pu être interprété à tort comme une tentative pour attraper le bâton du policier, a-t-il poursuivi.

Selon la témoin, la police a ensuite utilisé du gaz poivré. Elle avait alors cessé d'enregistrer la scène sur son téléphone.

La sécurité du festival en question

L'adolescent de 17 ans a été arrêté puis relâché avec promesse de comparaître devant le tribunal. Il pourrait faire face à des accusations.

Directrice du Glowfair, Christine Leadman croit que même si les organisateurs du festival veulent protéger les festivaliers, un équilibre doit être trouvé en ce qui a trait la sécurité.

Nous ne pouvons pas faire du festival un état policier, a-t-elle indiqué. On ne peut pas recouvrir tout le site de policiers et de sécurité. Ce n'est tout simplement pas possible, ce n'est pas faisable, ce n'est pas durable.

Pour Mme Leadman, il est important d'assurer une sécurité adéquate, mais cela met beaucoup de pression sur les organisateurs parce que cela coûte cher.

Le recrutement de services de sécurité privée et d'agents de police coûte 40 000 dollars à ce festival , selon le montant avancé par Mme Leadman.

L'entrée du festival est gratuite, mais chaque année, nos coûts ne cessent d'augmenter, la police exige davantage et la Ville aussi, a-t-elle déploré.

Le festival se termine samedi soir.

Avec les informations de Miriam Katawazi de CBC

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