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Ottawa doit décider de la prochaine étape du long parcours de Trans Mountain

Le premier ministre Justin Trudeau a défendu la décision de son gouvernement d'acheter le pipeline Trans Mountain, lors de la période de questions à Ottawa mercredi.

Le gouvernement de Justin Trudeau s'est donné jusqu'au 18 juin pour décider du sort de l'oléoduc Trans Mountain.

Photo : Radio-Canada

Eva Uguen-Csenge

Ottawa doit annoncer mardi sa décision quant à l’avenir du projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, qui relie les sables bitumineux de l'Alberta à la côte ouest de la Colombie-Britannique.

Le pipeline, qui a été racheté à l'entreprise Kinder Morgan par le gouvernement canadien, doit tripler sa capacité de transport de bitume.

Le gouvernement a renvoyé le projet devant l’Office national de l’énergie (ONE) après que la Cour d'appel fédérale eut annulé le décret qui permettait au projet d'expansion de se réaliser.

La cour a déterminé que les conséquences environnementales n'avaient pas été évaluées adéquatement, et que le gouvernement devait tenir davantage de consultations avec les groupes autochtones.

En avril 2019, le ministre des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, a avoué que le gouvernement ne pourrait peut-être pas répondre à l’ensemble des inquiétudes soulevées par plus de 100 communautés situées le long de l’oléoduc.

Carte montrant le tracé de l'oléoduc Trans Mountain entre Edmonton et Burnaby

Tracé du projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain

Photo : Radio-Canada

Des centaines de manifestants se sont rassemblés à Vancouver le 9 juin pour faire entendre leur opposition à l’expansion du projet. Six groupes environnementaux figuraient parmi les organisateurs, dont Coast Protectors, mené par des Autochtones souhaitant protéger la côte d'un potentiel déversement de bitume.

D’autres groupes autochtones disent pourtant soutenir Trans Mountain, car il s'agit d'une occasion de développement économique pour les Premières Nations. Certains ont même exprimé le souhait de devenir les prochains propriétaires du pipeline.

À l'échelle provinciale, le gouvernement de la Colombie-Britannique confirme qu'il se rendra en Cour suprême du Canada pour protéger ce que la province considère comme son droit de légiférer pour contrôler le transport de pétrole sur son territoire, et ainsi bloquer le projet.

En Alberta, le premier ministre Jason Kenney continue d'interpeller Justin Trudeau afin que celui-ci annonce la construction de l’oléoduc.

Si Ottawa déclare que l'expansion de Trans Mountain ira de l'avant, le début des travaux ne tardera pas. Des maires de Colombie-Britannique disent qu'ils observent déjà de l'activité sur les chantiers, et Trans Mountain confirme qu'un tiers des matériaux nécessaires est en place pour les travaux.

Retour sur les grandes lignes du projet et sur le conflit qui polarise le débat :

Colombie-Britannique et Yukon

Industrie pétrolière