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Assurer ses cultures contre la grêle dès les semences

Des grêlons tombés sur des plantes.

L’an dernier, les compagnies d’assurances ont payé 161 millions de dollars aux fermiers de l’Ouest qui ont complété 11 200 réclamations à la suite de tempêtes estivales destructrices.

Photo : Patrice Fortier

Gavin Boutroy

Une association d’assureurs recommande aux fermiers de l’Ouest d’assurer leurs cultures contre la grêle le plus tôt possible. Lors des deux dernières années, des orages au début du mois de juin ont décimé les cultures de fermiers avant qu’ils les aient assurées.

La Canadian Crop Hail Association (CCHA), qui représente toutes les compagnies qui vendent de l'assurance-grêle aux producteurs de l'Ouest canadien, encourage les producteurs à assurer leurs cultures le plus tôt possible.

Lors des deux dernières années, on a eu des orages très sévères très tôt dans l’année. L’an dernier, c’était le 14 juin, l’année d’avant, c’était le 12 juin, affirme le président de la CCHA, Rick Omelchenko.

En raison de ces orages qui surviennent plus tôt, les cultures sont vulnérables à l’assurance-grêle [...] beaucoup de compagnies ne vont pas assurer des cultures après un orage de grêle, poursuit-il.

Les fermiers attendent habituellement de voir la qualité de leurs cultures avant de les assurer. Or, cette pratique devient de plus en plus risquée selon la CCHA. Ainsi, ils ne dépensent pas d’argent pour assurer des cultures qui ne sont pas encore viables.

Personne n’obtient de rabais pour avoir attendu, rétorque M. Omelchenko, je suggère de prendre l’assurance le plus tôt possible, s’il y a des changements à faire, vous pouvez appeler la compagnie à ce moment-là.

Le Manitoba durement touché en 2018

L’an dernier, les compagnies d’assurances ont payé 161 millions de dollars aux fermiers de l’Ouest qui ont fait parvenir 11 200 réclamations à la suite de tempêtes estivales destructrices.

Le taux de sinistralité (le ratio du montant des sinistres à dédommager et celui des primes encaissées) au Manitoba était très élevé en 2018, soit 71 pour cent comparativement à 47 pour cent en 2017.

En Saskatchewan, le taux de sinistralité était de 66 pour cent en 2018, un chiffre qui était de 30 pour cent en 2017.

Pour sa part, l’Alberta a affiché, en 2018, un taux de 40 pour cent comparé à 34 pour cent en 2017.

Des orages de plus en plus violents?

La météorologue de sensibilisation aux alertes d’Environnement Canada, Natalie Hasell, dit ne pas être en mesure à se prononcer sur une tendance selon laquelle il y aurait des orages plus violents plus tôt dans l’année.

D’après ses données, Je ne vois pas grand changement par rapport au début de la saison orageuse, nuance-t-elle.

Des données sur des périodes de 10, 15 ou 20 ans seraient nécessaires pour tirer des conclusions probantes.

En plus, si Environnement Canada peut prévoir et surveiller des orages potentiellement violents, le verdict définitif concernant la sévérité de l’orage dépend largement des rapports émanant du public, tels que des appels ou des photos sur Twitter.

Ainsi, les données de l’agence sont biaisées en faveur des villes, où il y a une plus grande population susceptible de lui fournir des informations.

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