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ENFFADA : les commissaires à la rencontre du public à Saskatoon

Les commissaires en avant de la classe et les membres du public assis.

La commissaire en chef de l'ENFFADA, Marion Buller, et ses collègues Brian Eyolfon et Qajaq Robinson étaient de passage à l'Université de la Saskatchewan vendredi 14 juin 2019.

Photo : Radio-Canada

Gabrielle Proulx

Trois commissaires de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) étaient de passage, vendredi, à l’Université de la Saskatchewan pour répondre aux questions du public, deux semaines après le dépôt officiel de leur rapport final.

Des rencontres du même genre ont aussi eu lieu au Manitoba et au Québec.

Une centaine de personnes étaient réunies dans un auditorium de l'Université de la Saskatchewan, à Saskatoon, pour entendre les commissaires.

Après avoir récité une prière, la commissaire en chef, Marion Buller ainsi que ses collègues Brian Eyolfon et Qajaq Robinson ont pris la parole.

Ensemble, ils ont abordé plusieurs thématiques du rapport d’enquête, déposé le 3 juin dernier, comme l’importance de rebâtir les relations avec les communautés autochtones dans l’ensemble des sphères d’activité.

Marion Buller,

La commissaire en chef de l'ENFFADA, Marion Buller.

Photo : Radio-Canada

La commissaire Buller a reçu de nombreux applaudissements du public lorsqu’elle a répété que l'emploi du mot « génocide » était juste, puisqu’il est fondé sur les témoignages des familles et des survivants, a-t-elle précisé.

Selon la commissaire en chef, la mise en place des recommandations du rapport passe davantage par « des milliers de petits gestes » plutôt que par une priorité nationale à l'égard de l’ensemble des communautés autochtones du pays.

« Ce qui fonctionne dans l’Ouest canadien ne fonctionne pas nécessairement pour les populations autochtones du Nord », précise-t-elle.

Depuis la publication du rapport de l’ENFFADA, le chef du Service de police de la Ville de Saskatoon, Troy Copper, dit avoir eu une discussion avec des représentants municipaux et des chefs de police issus des Premières Nations et des peuples métis.

Des familles de la Saskatchewan veulent être prises au sérieux

Des mères, à fleur de peau, un mouchoir à la main faisaient partie de l’audience, dont Pauline Muskego.

Sa fille, Dalheen Bosse, a été assassinée.

Espérons que les recommandations [du rapport] seront prises au sérieux par la justice.

Pauline Muskego

Sa petite-fille qui l'accompagnait, Faith Bosse, a perdu sa mère.

Pauline Muskego (à gauche) et Faith Bosse (à droite) dans un auditorium de l'Université de la Saskatchewan.

Pauline Muskego (à gauche) et sa petite-fille, Faith Bosse, (à droite) sont venues entendre les commissaires de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) à l'Université de la Saskatchewan.

Photo : Gabrielle Proulx

Depuis la publication du rapport de l’ENFFADA, Faith Bosse croit que « les gens sont de plus en plus conscients » du traitement accordé aux peuples autochtones par le passé.

Je sais que, maintenant, plus on parle haut et fort [de notre histoire], plus les gens sont conscients de qui nous sommes

Faith Bosse

Faith Bosse était présente à la cérémonie de clôture de l’ENFFADA, à Gatineau, au Québec, le 3 juin dernier. Elle croit que de lents changements de mentalité peuvent désormais se produire.

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