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analyse

Bulletin de fin session parlementaire à Québec

Le premier ministre Francois Legault répond à une question de l'opposition à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre Francois Legault répond à une question de l'opposition à l'Assemblée nationale.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Martine Biron

À Québec, les parlementaires ont mis fin à leurs travaux à l’Assemblée nationale pour l’été, et ce, jusqu’au 17 septembre prochain. En excluant les deux sessions extraordinaires prévues ce week-end, c’est la première session complète du nouveau gouvernement de François Legault qui vient donc de se terminer. Voici un tour d’horizon, un regard sur les bons et les mauvais coups des caquistes, mais aussi sur ceux des libéraux de Pierre Arcand, des solidaires de Manon Massé et des péquistes de Pascal Bérubé.

Le premier ministre François Legault a admis adorer son nouveau travail à la tête du gouvernement. Sa session a été plutôt prolifique avec l’adoption de 14 projets de loi.

(+) Il faut reconnaître la promptitude du gouvernement à agir lors des inondations qui ont touché plusieurs régions du Québec. Les membres du gouvernement ont été présents sur le terrain tout au long de la crise. Un bémol : le défi demeure pour la suite des choses, alors que plusieurs sinistrés attendent toujours l’aide gouvernementale.

(+) La conversion « verte » du gouvernement : Le conseil général de la CAQ, à l'occasion duquel le premier ministre François Legault a présenté son projet d’électrification du Québec, a séduit plusieurs environnementalistes ainsi que les membres de son parti. Les attentes sont maintenant élevées.

(-) Le recours à deux bâillons soulève des questions sur la planification parlementaire. Les projets de loi les plus importants, la laïcité et l’immigration, ont été pilotés par le même ministre qui a manqué de temps pour accomplir le travail parlementaire.

(-) Le gouvernement s’est mis dans l’embarras quand il a décidé d’annuler les dossiers de plus de 50 000 personnes (18 000 dossiers) qui attendent une réponse à leur demande d’immigration, dont plusieurs sont déjà installées au Québec. Les tribunaux ont obligé le gouvernement à traiter les dossiers.

Chez l'opposition

Après la défaite historique, le Parti libéral a eu une session difficile. Il a traîné son bilan comme un boulet à la cheville.

(+) L’opposition officielle a joué d’élégance dans plusieurs dossiers en gardant un ton approprié. Ça a été le cas tout au long du débat sur la laïcité. Les libéraux ont aussi accepté la main tendue du gouvernement sur la réforme de la DPJ.

(-) La mauvaise planification des amendements au cours de la commission parlementaire sur la laïcité a affaibli la position du parti. Les libéraux ont marqué dans leur propre but.

Québec solidaire (QS) promettait en début de session d’être la véritable opposition à l’Assemblée nationale.

(+) Sur sa posture verte : QS a tenu le coup et a réussi à mettre suffisamment de pression sur le gouvernement pour qu’il s’engage à se doter d’un plan environnemental.

(-) La décision du parti de retourner sa veste dans le dossier de la laïcité a créé une certaine confusion sur ses motivations. À certains égards, QS a perdu de la crédibilité dans le débat.

Le Parti québécois (PQ) tente de se reconstruire.

(+) Le PQ a montré une certaine résilience au cours de la session. Malgré les difficultés, les péquistes ont été très visibles dans les dossiers de l’heure, comme les maternelles pour les enfants de 4 ans.

(-) Le départ de la députée Catherine Fournier a fait très mal au parti, qui est passé du statut de 2e à 3e parti d’opposition.

L’étoile de l’opposition : Dominique Anglade

Elle a tenu le ministre de l’Immigration sur la corde raide tout au long de la session. Les arguments de la députée libérale à la période des questions étaient étoffés, documentés, et les données qu’elle a mises en avant, précises.

L'étoile du gouvernement : Marguerite Blais

Quand la ministre des Aînés et des Proches aidants se lève à l’Assemblée nationale, on peut entendre une mouche voler.

Elle fait de la politique pure en accusant avec une pointe d’ironie son ancien Parti libéral d’avoir été inactif dans le dossier des aînés. Elle est devenue une redoutable parlementaire.

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