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La Sudburoise Monique Beaudoin reçoit le Mérite Horace-Viau

Portrait d'une femme dans un couloir.

Monique Beaudoin est coordonnatrice en promotion de la santé du centre de santé communautaire du Grand Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Justine Cohendet

Miguel Lachance

Les Clubs Richelieu du Grand Sudbury ont remis vendredi soir le Mérite Horace-Viau 2019 à Monique Beaudoin, pour son engagement dans plusieurs organismes culturels francophones et sa défense des minorités et des groupes marginalisés.

Mme Beaudoin travaille depuis bientôt 15 ans pour le Centre de santé communautaire du Grand Sudbury, à titre de coordonnatrice en promotion de la santé.

Elle est présidente des Éditions Prise de parole et membre du conseil d’administration du Salon du livre du Grand Sudbury.

Ce sont d’ailleurs des représentants du Salon du livre qui ont soumis sa candidature pour le Mérite Horace-Viau, avec l’appui de membres de la Place des arts de Sudbury.

La façade de la Place des Arts.

Mme Beaudoin est l'une des personnes très impliquées dans le projet de la Place des arts de Sudbury, qui ouvrira ses portes en 2020.

Photo : Place des Arts

J’admire vraiment beaucoup la communauté francophone sudburoise, confie Mme Beaudoin. C’est un honneur pour moi de recevoir ce mérite de gens que j’estime énormément.

Elle croit que les gens qui, comme elle, s’impliquent dans leur communauté le font pour contribuer à l’amélioration de la vie collective.

Dans mon cas, c’est aussi parce que je considère que les organismes artistiques francophones jouent un rôle super important dans la création d’une communauté vibrante.

Monique Beaudoin, récipiendaire du Mérite Horace-Viau

Monique Beaudoin voit d’ailleurs un lien entre la santé et la vitalité culturelle d’une communauté.

Le travail en promotion de la santé vise à créer les conditions pour que les gens puissent rester en santé aussi longtemps que possible, explique-t-elle.

La défense des laissés-pour-compte

Monique Beaudoin se dit particulièrement concernée par la défense des groupes qui peuvent plus difficilement accéder aux arts, à la culture et aux services de santé.

On sait que les personnes à faible revenu, souvent les nouveaux arrivants, mais aussi la communauté LGBT et les itinérants ont tous et toutes des barrières particulières à des vies non seulement en santé, mais aussi [à faire leur place] dans la collectivité.

Monique Beaudoin

Elle croit par ailleurs que le choix récent du Grand Sudbury comme communauté francophone accueillante est l’occasion de continuer les efforts d'inclusion des groupes marginalisés.

C’est un appel à faire le travail pour s’assurer qu’on soit une communauté accueillante pour toute la francophonie dans sa diversité, croit-elle.

Monique Beaudoin aimerait aussi que les Franco-Ontariens soient des alliés des Premières Nations, dans la lutte pour la défense de leur culture respective.

Une femme tenant une pancarte sur laquelle il est écrit « En solidarité avec les Premiers Peuples. »

Monique Beaudoin croit qu'il est primordial de poursuivre les efforts de réconciliation avec les Autochtones.

Photo : Gracieuseté Monique Beaudoin

De Mattawa à Sudbury, en passant par l’Amérique centrale

Née à Mattawa, près de North Bay, Monique Beaudoin a grandi à Sault-Sainte-Marie avant de se retrouver à Sudbury pour ses études postsecondaires.

Après l’université, elle a choisi l’avenue de la coopération internationale et a vécu 12 ans en Amérique centrale et au Mexique.

Elle raconte qu’à l’époque, au début des années 1980, plusieurs jeunes participaient à des programmes d’échanges interculturels comme Jeunesse Canada Monde ou Katimavik.

J’ai manqué la date limite pour ces différents programmes-là, raconte-t-elle.

Elle s’est alors tournée vers les Brigades de paix internationales, un organisme qui met en œuvre des approches non violentes du maintien de la paix.

Elle a d’abord passé un an au Guatemala, puis un an au Salvador.

À l’époque, raconte-t-elle, l’Amérique centrale était aux prises avec plusieurs guerres cruelles et virulentes.

Il y avait des violations des droits de la personne de tous bords tous côtés.

Monique Beaudoin

Elle s’est ensuite dirigée vers le sud du Mexique, où elle a travaillé pendant plusieurs années auprès des communautés mayas dans la région du Chiapas.

Une nouvelle perspective sur le monde

Monique Beaudoin affirme que les luttes de ces peuples continuent de l’inspirer depuis son retour dans le Nord de l’Ontario, même si elles sont beaucoup plus polarisées et certainement beaucoup plus violentes que ce qu’on peut vivre au Canada.

On vit [au Canada] une certaine stabilité et sécurité, qui sont des privilèges qui nous ont été donnés par les sacrifices de nos anciens et de nos anciennes.

Monique Beaudoin

On est appelé à assumer cette responsabilité nous aussi, pour assurer cette stabilité pour les générations à venir, conclut-elle.

Nord de l'Ontario

Engagement communautaire