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Fin de session parlementaire à saveur pré-électorale

La colline du Parlement à Ottawa.

Le député de Saint-Boniface-Saint-Vital, Dan Vandal, reconnaît que la dernière année de cette session parlementaire n’a pas été facile pour les libéraux.

Photo : Radio-Canada / Ian Black/CBC

Gavin Boutroy

À une semaine de la fin de la session parlementaire à Ottawa prévue le 21 juin, les partis fédéraux font un bilan d’une session mouvementée. Une chose est sûre : l’élection fédérale du 21 octobre est dans la ligne de mire de tous les partis.

Le député de Saint-Boniface-Saint-Vital, Dan Vandal, reconnaît que la dernière année de cette session parlementaire n’a pas été facile pour les libéraux, avec notamment la saga de SNC-Lavalin et l’affaire Mark Norman.

Il a cependant tenu à rappeler les récentes réalisations des libéraux relativement à l’économie, notamment un taux de chômage qui n’a jamais été aussi bas.

M. Vandal souligne aussi les progrès du gouvernement libéral en ce qui concerne les questions touchant les Autochtones. Il dit que, depuis 2015, son gouvernement a investi près de 22 milliards de dollars dans toutes sortes de projets d'infrastructures et de services, comme la route de la liberté de Shoal Lake.

Le député de Saint-Boniface-Saint-Vital, Dan Vandal.

Le député de Saint-Boniface-Saint-Vital, Dan Vandal.

Photo : Radio-Canada

Il ajoute que des avis à long terme pour la qualité de l’eau potable ont été levés dans 85 communautés autochtones et qu’il en reste 58 qui devraient être supprimés avant 2021.

Je crois que ça prendra une vingtaine d’années d’investissements comme ça, dit-il, pour vraiment améliorer les conditions de vie des Autochtones au Canada.

Il y a tellement d’ouvrage à faire qu’il faut que l’on continue pendant un autre quatre ans.

Dan Vandal, député de Saint-Boniface-Saint-Vital

Il est clair qu’il considère les conservateurs comme les adversaires principaux de son parti. Si par hasard les conservateurs viennent à gagner, tout s’arrête. Tout est coupé. Pas juste sur la question des Autochtones, mais sur la question d’investir dans l'infrastructure des grandes villes, soutient-il.

Il se hasarde même à commenter la politique provinciale au Manitoba, affirmant que la décision de tenir des élections anticipées est une mauvaise idée et risque de mêler les électeurs.

Le parti conservateur se veut champion du bilinguisme

Récemment de passage au Manitoba, le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, Steven Blaney, a fait l’éloge de la résilience de la francophonie manitobaine. Il souligne les engagements de son parti à moderniser la Loi sur les langues officielles, s’il est élu à l’automne, et pour la création d’une université française en Ontario.

Il est important pour nous, les conservateurs, d’aller au-delà d'une simple loi et de remettre la dualité linguistique au cœur de l'identité canadienne.

Steven Blaney, député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis

Le député québécois a aussi souligné l’apport économique de la francophonie, notamment pour attirer des immigrants et répondre à une pénurie de main-d’œuvre.

Steven Blaney.

Steven Blaney

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lavoie

Interrogé sur l’absence de députés francophones au Manitoba, il note qu'une candidate francophone, Réjeanne Caron, se présente pour le parti conservateur à Saint-Boniface-Saint-Vital.

Je pense que la prochaine élection serait l’occasion de renouveler nos candidats, ajoute-t-il.

Son message était largement positif. Il a aussi tenu à indiquer que son parti a proposé un « développement économique écoresponsable ».

Le chef conservateur, Andrew Scheer, a annoncé, dans un discours prononcé en mai, sa volonté de construire un corridor énergétique pancanadien qui relierait les provinces d’est en ouest. Le projet faciliterait aussi la construction, dans une zone déterminée, de pipelines, de gazoducs et de lignes électriques.

M. Blaney note l’intérêt de ce plan pour la circulation de l'énergie produite dans les centrales hydroélectriques du Manitoba.

Le NPD, opposant au pouvoir des multinationales

Pour sa part, le député néo-démocrate de la circonscription d'Elmwood-Transcona, Daniel Blaikie, est critique du bilan du gouvernement libéral.

Selon lui, ce qui se passe en ce moment au Parlement, c’est que le gouvernement libéral tient à faire passer des projets de loi qui sont en lien avec l’ordre du jour des grandes corporations et des riches.

Un homme roux en chemise bleue.

Daniel Blaikie

Photo : Daniel Blaikie

Cette proximité entre les grandes entreprises et les libéraux, M. Blaikie l'entrevoit aussi bien dans les questions climatiques que pour les géants du web.

Il y a un vrai manque d’équilibre entre ceux qui ont beaucoup et ceux qui doivent travailler pour payer leurs factures.

Daniel Blaikie, député d'Elmwood-Transcona

Notre gouvernement est plus préoccupé par le fait d'avoir une bonne relation avec Facebook que de protéger les intérêts des Canadiens, lance-t-il.

Il a aussi tenu à exprimer sa frustration au sujet de la volte-face des libéraux en ce qui concerne le changement de mode de scrutin. Cette promesse électorale a été rapidement abandonnée par M. Trudeau.

Les Canadiens sont fatigués de voter contre plutôt que de voter pour, dit-il, en parlant du système majoritaire à un tour, qui favorise les deux principaux partis.

Des élections provinciales de bon augure pour les verts

La chef du Parti vert et députée de Saanich—Gulf Islands, Elizabeth May, a de grands espoirs pour son parti lors de la prochaine élection.

La chef du Parti vert du Canada Elizabeth May parle dans un micro.

La chef du Parti vert du Canada Elizabeth May

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Nous avons eu de bons résultats pour le Parti vert du Manitoba lors de la dernière élection provinciale, dont la circonscription de Wolseley, par exemple, où nous nous sommes placés au deuxième rang, dit-elle.

Pour la première fois dans l’histoire canadienne, une récente élection à l'Île-du-Prince-Édouard a donné le titre d'opposition officielle au Parti vert.

Les résultats des élections provinciales nous ont donné de l’espoir pour les élections fédérales.

Elizabeth May, chef du Parti vert et députée de Saanich—Gulf Islands

Mme May croit que ce nouvel engouement pour son parti est le résultat de sa position claire sur l'environnement : éliminer la dépendance à l’énergie fossile d’ici 2030.

Elle note aussi que, pour la première fois, son parti se trouve nez à nez avec le nouveau parti démocratique, et même en avance sur lui au Manitoba. Elle ajoute qu’il est plus facile qu’en 2015, pour elle, de trouver des candidats pour l’élection fédérale.

Comme le NPD, elle regrette cependant que le gouvernement Trudeau n’ait pas changé le mode de scrutin. Elle souhaite que les électeurs canadiens puissent voter pour le parti qui représente mieux leurs intérêts.

Manitoba

Politique fédérale