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Facebook prépare les Canadiens à la campagne électorale fédérale

Vue sur une grande salle. Il y a environ 300 personnes. Elles écoutent une représentante de Facebook qui est sur une scène. À l'avant-plan, on voit le logo de Facebook.

Depuis mai, Facebook a visité six villes canadiennes, dont Calgary et Vancouver pour sa tournée « Civic Boost ».

Photo : Radio-Canada / Charlotte Dumoulin

Charlotte Dumoulin

À Calgary, Facebook termine sa tournée pancanadienne pour présenter les nouveaux outils sur sa plateforme vendredi. Derrière cette initiative, des analystes voient une stratégie pour regagner la confiance du public à l'aube des élections fédérales.

L'entreprise a ainsi donné plusieurs ateliers gratuits avec des gens d'affaires et des candidats qui se présentent aux élections.

Les participants, qui étaient plus de 300 dans chacune des six villes canadiennes, dont Calgary, ont reçu des conseils pour se servir des médias sociaux Instagram et Facebook, afin de maximiser leur succès.

Facebook a notamment présenté ses nouveaux outils pour assurer plus de transparence sur les publicités électorales lors des campagnes.

« Cette initiative comprend des efforts pour assurer l'intégrité des élections sur notre plateforme », a expliqué Jessica Smith, porte-parole de Facebook Canada.

À partir du 30 juin, toute organisation qui souhaite acheter de la publicité électorale sur le réseau social devra s'enregistrer au préalable auprès de Facebook, qui vérifiera si elle est bel et bien située au Canada.

La compagnie se soumet ainsi à des exigences prévues dans une loi fédérale, adoptée en décembre dernier, qui interdit l'utilisation de fonds étrangers par des tiers durant la campagne électorale.

« Facebook veut être certain que tout le monde comprend les règles en plus d'essayer de regagner la confiance des utilisateurs », pense Lori Williams, politologue à l'Université Mount Royal. Elle rappelle que la réputation du réseau social a été entachée à plusieurs reprises depuis les présidentielles aux États-Unis en 2016.

Pendant la campagne, des comptes étrangers avaient acheté des milliers de publicités sur Facebook pour faire de l'ingérence.

Si le géant des réseaux sociaux veut démontrer avec cette tournée qu'il prend cette problématique au sérieux, selon Lori Williams, il devra faire des gestes concrets et rester vigilant.

D'après la professeure, l'outil de transparence que Facebook met de l'avant dans ses ateliers ne pourrait être utile que pendant un certain temps. « On sait comment la technologie fonctionne. Chaque fois qu'une solution est mise en place, les pirates informatiques réussissent à la contourner rapidement », dit-elle.

Alberta

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