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L'œuvre de Dominique Blain et des Jardins de Métis à Montréal ne sera pas restaurée

La Ville de Montréal a rasé un jardin conçu par l'artiste Dominique Blain dans le Vieux-Port.

La Ville de Montréal a rasé un jardin conçu par l'artiste Dominique Blain et les Jardins de Métis dans le Vieux-Port.

Photo : Gracieuseté - Dominique Blain

Radio-Canada

Montréal affirme avoir octroyé une subvention de 10 000 $ pour refaire le projet de jardin artistique collaboratif de l’artiste Dominique Blain et des Jardins de Métis, rasé en mai dernier. Ces derniers n’ont toutefois pas l’intention de reconduire l’expérience.

Montréal a fait table rase de l'œuvre Champs de mémoire pour une fête, le 17 mai dernier, visant à commémorer la fondation de Montréal en 1642.

Les concepteurs du projet de jardin commémoratif de la Première Guerre mondiale, situé près de Château Ramezay, estiment que le lien de confiance a été brisé à la suite de la destruction de l'œuvre par la Ville.

L'artiste Dominique Blain confirme qu'elle n'a pas l'intention de relancer le projet, malgré la subvention octroyée.

C’est fini, il y a un bris de contrat, il y a un bris d’entente, à partir du moment où ils l’ont détruit, c’est absolument irrécupérable.

Dominique Blain, artiste

Elle explique que le jardin, avant sa destruction, comptait environ 2000 $ de fleurs.

Le jardin avant qu'il ne soit rasé. (Archives)

Le jardin avant qu'il ne soit rasé. (Archives)

Photo : Gracieuseté - Dominique Blain

L’artiste souligne également avec ironie que son œuvre visait à mettre en valeur le concept de la renaissance après la destruction.

Contacté par Radio-Canada, le directeur des Jardins de Métis, Alexander Reford, a affirmé que la Ville de Montréal ne l'avait pas mis au courant qu'une subvention était disponible pour restaurer le jardin.

Il se dit solidaire de l’artiste. On ne souhaite pas reconduire une œuvre qui a été partiellement démolie, on s'est entendu que le projet a pris fin avec cet écrasement partiel.

Le directeur du Château Ramezay de son côté n'a pas voulu commenter. André Bélisle affirme en revanche qu'il se rangera derrière la décision de l'artiste et des Jardins de Métis.

D’après les informations de Louis Lessard

Bas-Saint-Laurent

Arts visuels