•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À 90 ans, un docteur encourage les toxicomanes à se libérer de l’alcool

La Villa Ignatia du docteur Huard est située à Québec près de la rivière Saint-Charles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le docteur Ildebert Huard a fondé, il y a 35 ans, le centre Villa Ignatia à Québec. Ce spécialiste de la dépendance à l’alcool et aux drogues, qui refuse la retraite, explique qu’il n’est pas prêt d’arrêter de travailler.

Je suis de garde 24 heures sur 24. J'appelle régulièrement, il faut presque que je sorte de la maison pour avoir la paix, lance le docteur. Il ajoute que depuis ses débuts, le centre a permis d’aider des centaines de personnes souffrant de dépendance à l'alcool, aux drogues ou aux médicaments.

Il estime d’ailleurs que son équipe et lui ont un taux de réussite de 50 %. Une réussite, selon lui, c’est quelqu’un qui arrête de consommer et qui prend une méthode pour réussir sa vie.

Je ne veux rien savoir de la retraite. Je veux vivre ma vie tant que le bon Dieu me demande d'accompagner les toxicomanes, je vais le faire.

Le docteur Ildebert Huard

Ce dernier a mis sur pied un centre d’aide en toxicomanie en se basant sur le principe d’abstinence totale. Le fond de la maladie est dans le manque de contrôle, dit-il. Si on ne veut pas avoir de la misère avec le contrôle, il faut éliminer la substance.

Une bâtisse avec un toit en cône à l'arrière et une enseigne à l'avant sur laquelle on peut lire : Villa Ignatia

La maison de la Villa Ignatia est située dans un quartier central de la ville de Québec.

Photo : Radio-Canada

Un mal qu’il connaît bien

Le docteur a lui-même jonglé avec la dépendance à l’alcool. Aujourd’hui, il est sobre depuis 42 ans. Je suis fier de m’être libéré d’un certain esclavage qu’on appelle une dépendance à l’alcool.

C’est pourquoi il met autant d’effort dans la réussite auprès des personnes qui suivent son programme. Il y a tous ceux qu'on attend, attend, attend et qui n'atteignent pas leur but. C'est ma pire déception, dit-il.

Un homme avec une cravate et une chemise blanche à gauche et un autre avec un t-shirt noir à droite.

Le docteur Huard en compagnie de Yannick Parent, qui estime que le programme du centre a changé sa vie.

Photo : Radio-Canada

Mais ce dernier reste confiant. Malgré son âge, il sait que les services offerts au centre lui survivront. Les toxicomanes m'ont aidé à partir cette maison-là, ça leur appartient, ajoute-t-il. Lorsque je serai parti, c'est à eux de continuer l'oeuvre s’ils le veulent.

Une oeuvre qu’il a entreprise avec la Villa Ignatia après une carrière déjà prometteuse comme chirurgien à Québec, mais aussi aux Îles-de-la-Madeleine.

Avec les informations de Nicole Germain

Québec

Dépendances