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Arsenic : le Conseil d'établissement de l'école Notre-Dame-de-Protection demande à la CSRN de prendre position

Un homme sourit à la caméra devant un établissement scolaire.
Christian Dubé est président du conseil d'établissement de l'école primaire Notre-Dame-de-Protection. Photo: Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins
Alexia Martel-Desjardins

Le Conseil d'établissement de l'école primaire Notre-Dame-de-Protection incite à la Commission scolaire de Rouyn-Noranda (CSRN) à prendre position au sujet de l'exposition des enfants à l'arsenic.

Dans une résolution prise le 4 juin dernier et publiée vendredi matin, le Conseil d'établissement demande à la CSRN de prendre position en faveur de la santé et de la sécurité des enfants.

Une étude de biosurveillance a démontré en mai dernier qu'il y a en moyenne près de quatre fois plus d'arsenic que la normale dans les ongles des enfants du quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda.

Christian Dubé, président du conseil d'établissement de l'école primaire Notre-Dame-de-Protection, note que le conseil s'attend à ce que la commission scolaire prenne davantage de mesures pour assurer la sécurité des élèves.

Je pense qu'une des choses qu'ils pourraient dire, qu'ils pourraient faire, c'est de dire que la situation actuelle est inacceptable, affirme M. Dubé. La fonderie Horne affirme faire des efforts, mais des efforts, c'est insuffisant, on veut des résultats. Alors je ne vois pas pourquoi on n'aurait pas droit au même environnement sain que tous les Québécois.

De plus, dans sa résolution, le conseil appuie le comité ARET (Arrêt des Rejets et des Émissions Toxiques) dans ses demandes auprès des acteurs concernés. Le conseil informe les parents qu'il est préoccupé par les résultats de l'étude de biosurveillance concernant la concentration d'arsenic dans l'air. Il invite ces derniers à se tenir informés sur cette situation.

Selon M. Dubé, la commission scolaire hésite à se positionner au sujet des concentrations élevées d'arsenic dans l'air.

Je sais que certaines personnes à la commission scolaire sont frileuses, indique-t-il. Elles disent "ce n'est pas tout à fait notre rôle, notre rôle, c'est un rôle éducatif". Mais à la base, on s'attend à ce qu'ils veillent à la sécurité de nos enfants.

Par courriel, Julie Roy, conseillère en communication, indique que la commission scolaire « a à cœur la santé des enfants et des employés ».

Il est important de préciser que la Commission scolaire de Rouyn-Noranda a une très grande préoccupation pour la santé tant de ses élèves que de ses membres du personnel. La Commission scolaire s'intéresse à la situation et travaille en collaboration avec la santé publique afin de pouvoir suivre les recommandations qui seront émises par celle-ci, peut-on lire.

L'étude

En mai dernier, Radio-Canada révélait que le gouvernement du Québec permettait à la Fonderie Horne d'émettre jusqu'à 67 fois plus d'arsenic que la norme provinciale.

Des élèves de l'école Notre-Dame-de-Protection avaient participé à l'étude de biosurveillance menée par la direction de la santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue.

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique