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Aide à Bombardier : le ministre Fitzgibbon blanchi par la commissaire à l'éthique

Pierre Fitzgibbon, debout à l'Assemblée nationale.

Le ministre québécois de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, lors d'une période de questions à l'Assemblée nationale

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

Sous la loupe de la commissaire à l'éthique et à la déontologie dans deux dossiers, le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, est blanchi dans celui qui touche une série de déclarations faites l'automne dernier dans la foulée d'une autre restructuration de Bombardier.

Après que l'avionneur eut notamment annoncé l'élimination d'environ 2500 postes au Québec en novembre dernier, le ministre avait notamment évoqué la possibilité d'aider la société ou le secteur aéronautique.

Or, M. Fitzgibbon détenait quelque 8300 actions d'Héroux-Devtek, un fournisseur de Bombardier et de son programme de jets régionaux CRJ dont il était administrateur avant de faire le saut dans l'arène politique.

La commissaire à l'éthique avait ouvert une enquête à la suite d'une demande du Parti québécois, qui estimait notamment qu'une intervention gouvernementale pourrait favoriser Héroux-Devtek.

Dans son rapport, Ariane Mignolet conclut que M. Fitzgibbon n'a pas commis de manquement au terme de son enquête, au cours de laquelle elle a notamment entendu le ministre de l'Économie ainsi que le président et chef de la direction d'Héroux-Devtek, Gilles Labbé.

En l'espèce, j'estime que l'offre publique de soutien gouvernemental du ministre à Bombardier n'a aucun effet raisonnablement prévisible sur la valeur des actions d'Héroux-Devtek.

Ariane Mignolet, commissaire à l'éthique

Mme Mignolet souligne qu'au terme des témoignages, il est clair que Bombardier n'est pas le principal donneur d'ouvrage d'Héroux-Devtek.

M. Labbé a également fait valoir à la commissaire que les ventes effectuées à Bombardier ne représentaient qu'une faible proportion des recettes totales de son entreprise.

Puisque les actions du ministre de l'Économie se trouvent dans une fiducie sans droit de regard depuis le 12 décembre dernier, il est impossible de savoir si M. Fitzgibbon est encore actionnaire du spécialiste des trains d'atterrissage.

Le ministre de l'Économie est toujours sous le coup d'une enquête concernant la nomination du nouveau président-directeur général d'Investissement Québec Guy LeBlanc, qui est un ami personnel de M. Fitzgibbon.

En plus de se connaître, les deux hommes étaient également partenaires d'affaires, le ministre ayant notamment investi dans l'entreprise en démarrage – Move Protéine – du fils de sa nouvelle recrue.

L'enquête se penche sur les intérêts que détenait le ministre dans cette société et sur le fait qu'il aurait donné instruction à sa fiducie de se départir de ses actions [cette entreprise].

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