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Prévenir les noyades en ciblant les groupes de populations les plus à risque

Tous les partenaires de la coalition réunis pour la séance, posant devant la piscine.
Le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, était présent lors de la séance d'information donnée par la coalition pour la prévention des noyades d'Ottawa. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La coalition pour la prévention des noyades d'Ottawa somme les citoyens de faire preuve de prudence près des installations aquatiques. Elle a choisi cette année de faire de la prévention auprès des populations les plus à risque, notamment les nouveaux arrivants, les jeunes enfants et les autochtones.

On voit qu'il y a moins de noyades maintenant qu'il y a dix ans, indique la coroner principale pour la région de l'est de l'Ontario, Louise McNaughton-Filion. Mais ce n'est pas suffisant, il faut qu'il n'y ait aucune noyade.

Selon cette dernière, les chiffres ne sont pas proportionnellement répartis dans les différents groupes de la population. C'est la raison pour laquelle la coalition a choisi de s'attarder à certains d'entre eux.

On cible les nouveaux arrivants, les autochtones et les enfants en bas de quatre ans.

Dre Louise McNaughton-Filion, coroner principale pour la région de l'est de l'Ontario

Le président de la coalition pour la prévention des noyades d'Ottawa, André Mollema explique que ces groupes ne sont pas autant exposés aux messages de sécurité que le reste de la population, ce qui représente un risque supplémentaire.

Outre les messages de prévention, divers organismes se sont associés pour élargir l'offre de cours. La gestionnaire de la piscine de la Basse-Ville, Christine Wagg souligne d'ailleurs que des programmes ont été mis en place pour faciliter l'accès au cours de natation aux immigrants de la région, dont une aide financière, offerte par la Ville d'Ottawa.

Dans le cadre du programme Nage pour survivre, des activités de bain libre ont été organisées pour des familles nouvellement installées dans la région. Mme Wagg a indiqué que 80 familles avaient pu développer les habiletés de natation de leurs plus jeunes enfants.

Les familles sont très heureuses, les enfants s'amusent, raconte-t-elle.

En partenariat avec le Centre de ressource communautaire de la Basse-Ville, le Patro d'Ottawa offre gratuitement des cours aux enfants de 6 à 10 ans. Un club de sauvetage est également ouvert aux jeunes nageurs de 10 ans et plus.

La barrière de la langue

Les jeunes immigrants ne parlent pas tous anglais ou français, un autre facteur qui peut retarder leur apprentissage de la nage. Mme Wagg affirme que bon nombre des sauveteurs, qui sont employés par la Ville, sont issus de la diversité et parlent eux-mêmes plus d'une langue, dont l'espagnol ou l'arabe.

Sauveteuse et monitrice de natation à la piscine de la Basse-Ville, Effa Hugaleh maîtrise l'arabe et le français. Mais en plus de ces langues, la jeune femme utilise les jeux et les gestes pour communiquer avec les jeunes enfants de son groupe.

Je suis fière de voir que ceux à qui j'enseigne viennent avec leur famille et appliquent mes conseils.

Effa Hugaleh, sauveteuse et monitrice
Une fillette et sa professeure de natation se baignent dans une piscine municipale intérieure. Effa Hugaleh apprend aux jeunes des notions de sécurité aquatique. Photo : Radio-Canada

Mme McNaughton-Filion a ajouté que la Société de Sauvetage du Québec travaillait actuellement à traduire des pamphlets dans plusieurs langues afin de mieux informer les citoyens.

En date du 14 juin, l'organisme à but non lucratif a recensé 17 noyades pour l’année 2019, contre 12 à pareille date en 2018.

Ottawa-Gatineau

Santé publique