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Une rampe de halage est indispensable à Bas-Caraquet, insiste Groupe Océan

Vue aérienne du chantier naval montrant les quais et quelques bateaux stationnés sur la terre ferme.

La députée de Caraquet et Groupe Océan estiment qu'une rampe de halage est indispensable pour le développement du Centre naval du Nouveau-Brunswick, à Bas-Caraquet. (Archives)

Photo : Gracieuseté: Centre naval du Nouveau-Brunswick

Radio-Canada

Groupe Océan, principal locataire du Centre naval du Nouveau-Brunswick à Bas-Caraquet, dit espérer que le gouvernement de Blaine Higgs respecte les ententes conclues par ses prédécesseurs et construise une rampe de halage au chantier maritime.

Il devait y avoir une rampe de halage qui devait être remise à niveau, qui est existante, qui avait une capacité historique de 600 tonnes. Le gouvernement s’était engagé à la remettre en état pour qu’elle soit opérationnelle à la fin de la construction de la cale sèche, c’est-à-dire à la fin mars 2018. Par contre, présentement, il n’y a pas de rampe de halage qui est construite. Donc, le gouvernement est en défaut des ententes, affirme le directeur des affaires publiques et corporatives du Groupe Océan, Philippe Filion.

La rampe de halage, hors d'usage, rouillée.

L'ancienne rampe de halage du chantier naval de Bas-Caraquet est désaffectée.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

La rampe de halage permettrait de tirer des bateaux sur la terre ferme pour effectuer des travaux ou de lancer de nouveaux bateaux. Cette infrastructure est indispensable à Bas-Caraquet pour que les constructeurs qui y sont établis puissent faire concurrence à ceux des autres chantiers navals, ajoute M. Filion.

On a construit un traversier au chantier et il a fallu le descendre [à l’eau] sur des ballons, des espèces de saucisses qui ont fait que le navire a pu se rendre à l’eau. Par contre, ces solutions-là sont très coûteuses. Donc, ça nous oblige à ajouter des montants dans nos soumissions, que ce soit pour le privé ou le public. On est obligatoirement toujours au-dessus de nos compétiteurs. On coûte plus cher juste à cause qu’il n’y a pas de rampe de halage, explique Philippe Filion.

Le ber cavalier du Centre naval répond aux besoins dans le cas de bateaux de 300 tonnes ou moins. Groupe Océan estime qu’il serait possible d’avoir accès au marché de l’entretien et de la construction de bateaux de 300 à 600 tonnes avec une rampe de halage.

Débat à l'Assemblée législative

La députée libérale de Caraquet, Isabelle Thériault, réclame un investissement du gouvernement de Blaine Higgs pour construire la rampe de halage. Le coût d’une telle infrastructure s’élève à 5 millions de dollars, selon elle.

Pour compléter la remise à niveau du Centre naval de Bas-Caraquet, on a besoin d’une pièce d’infrastructure majeure qui est une rampe de halage, qu’on appelle communément chez nous un "slip". C’est vraiment le dernier élément pour compléter tout le Centre naval pour que les entreprises qui sont au Centre naval puissent soumissionner sur des contrats, affirme la députée.

Elle croit que l’ajout d’une rampe aiderait les constructeurs établis à Bas-Caraquet à décrocher des contrats du fédéral, notamment de la Garde côtière ou de la Marine canadienne.

Un abus de fonds publics, selon Blaine Higgs

Le premier ministre Blaine Higgs réplique que des millions de dollars provenant des fonds publics ont déjà été dépensés pour appuyer l’établissement de l’entreprise Groupe Océan.

Pensez-y un peu : 50 millions de dollars des contribuables et aucun investissement de la part du Groupe Océan qui va construire au Québec un concurrent à Bas-Caraquet, déclare Blaine Higgs.

Le premier ministre ajoute qu’il veut travailler avec le Centre naval du Nouveau-Brunswick pour que ce dernier soit soutenable à long terme sans que le gouvernement y injecte continuellement des fonds publics.

La députée de Caraquet dénonce cette prise de position.

Le message qu’on a eu aujourd’hui, c’est qu’il ne croit pas dans l’économie du Nord et l’économie de la Péninsule acadienne. Il ne réalise pas l’impact, les retombées économiques et tous les emplois qui sont générés par le Centre naval de Bas-Caraquet. C’est extrêmement décevant, conclut Isabelle Thériault.

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