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Hausse importante des demandes d'accompagnement à la réflexion éthique au CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Une boîte de chocolats.
Est-ce qu'un physiothérapeute peut accepter une boîte de chocolats d'un usager? Photo: iStock / cclickclick
Radio-Canada

Est-ce qu’un physiothérapeute peut accepter une boîte de chocolats de la part d’un patient? Que faire lorsqu’un usager toxicomane consomme à l’hôpital? C’est le genre de questions sur lesquelles se penchent les spécialistes en éthique du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Mis sur pied il y a trois ans, le comité d'éthique du CIUSSS de l'Estrie-CHUS a reçu 145 demandes d'accompagnement à la réflexion éthique l'an dernier. En 2017, 70 demandes de réflexion avaient acheminé au comité.

Depuis que le CHUS est devenu le CIUSSS-CHUS, on s'est rendu compte qu'il y avait des endroits où il n'y avait pas de service en éthique, où on ne connaissait pas l'éthique. Peu à peu, les gens connaissent l'existe du comité d'éthique et la conseillère en éthique. Quand ils sont confrontés à des situations, ils savent qu'il y a une ressource, indique, d'entrée de jeu, la conseillère-cadre en éthique, Sophie Brisson.

Les demandes d'accompagnement à la réflexion sont variées. Au CIUSSS, on a un nouveau règlement sur les conflits d'intérêts qui interdit de recevoir des cadeaux sauf si c'est un cadeau d'usage et de peu de valeur. Au comité d'éthique, on réfléchit à ce qu'est un cadeau d'usage? Qu'est-ce qui est un cadeau qui peut être accepté? On pense qu'une boîte de chocolats ne va pas compromettre l'indépendance et le jugement d'un professionnel, croit-elle.

Par contre, un employé ne pourrait pas recevoir un certificat-cadeau d'un magasin de la part d'un usager. Le comité d'éthique réfléchit et pour l'instant, il semble y avoir un consensus que tout ce qui est montant d'argent ne serait pas un cadeau acceptable, d'usage et de peu de valeur.

Parmi les autres exemples analysés par le comité, il y a une situation d'un patient alcoolique qui est en CHSLD et qui consomme de l'alcool. Si sa consommation dérage les autres usagers, les autres familles, s'il revient en état d'ébriété à 3 h du matin. Ça pose plusieurs enjeux éthiques en lien avec la sécurité, la quiétude des lieux. La consommation d'alcool dans un CHSLD, c'est carrément différent qu'en centre jeunesse ou au Centre Jean-Patrice-Chiasson. On peut soutenir les équipes dans ces situations et identifier des pistes de solution.

Pour Mme Brisson, il n'y a que des avantages à avoir un tel comité au CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Il y a des situations complexes qui demandent qu'on prenne le temps de réfléchir. Du temps, on n'en dispose pas beaucoup dans le réseau, mais on a tout intérêt à entreprendre une réflexion plus approfondie. Ça permet d'avoir un résultat confortable et satisfaisant pour tout le monde. Ça réduit aussi l'incertitude dans certaines situations. Ça soutient les gens et ça leur permet de vaquer à leurs occupations professionnelles en étant confortables.

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