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Un itinérant touche 518 000 $ de dédommagements de Transports Canada

L'homme portant un chandail de sport pose devant le panneau d'entrée de la base militaire.

Chris Hugues aurait dû travailler sur la base navale d'Esquimalt à compter de 2005.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Radio-Canada

Un homme de Victoria sans domicile fixe a touché le plus grand dédommagement jamais reçu au pays après que le Tribunal canadien des droits de la personne eut reconnu qu'il avait été victime de discrimination à l’embauche de la part de Transports Canada.

Chris Hugues, âgé de 50 ans, n'est cependant pas satisfait pas du jugement et demande une révision, car il estime qu’il devrait toucher 1,2 million de dollars supplémentaires.

Le tribunal a ordonné une compensation équivalant à 5 ans de salaire et d'avantages sociaux, alors que l’homme demande que la période soit de 13 ans.

Je devrais toucher beaucoup plus d’argent. Ils m’ont plongé dans la pauvreté. J’ai tout perdu.

Chris Hugues, victime de discrimination à l’embauche

Le Tribunal canadien des droits de la personne a aussi ordonné que Chris Hugues obtienne dès que possible le poste pour lequel il avait présenté sa candidature en 2005, un poste d’analyste en renseignement à la base navale des Forces armées canadiennes à Esquimalt, près de Victoria.

Transport Canada a payé 518 000 $ à Chris Hugues qui, après déductions, a pu conserver 353 000 $. L’homme a commencé à rembourser ses dettes et tente de rétablir sa cote de crédit pour obtenir l’habilitation de sécurité nécessaire à son entrée en poste.

L’organisme fédéral a fait appel. L’audience doit avoir lieu avant la fin du mois.

Chris Hugues estime avoir été placé sur une liste noire lorsqu'il a posé sa candidature à Transports Canada il y a 13 ans parce qu’il a reconnu, lors d’un entretien d’embauche, qu’il souffrait de dépression. Non seulement il n’a pas obtenu le poste, mais il n’a pu trouver un autre emploi du gouvernement.

À Victoria, la communauté [des ressources humaines] et le monde des employés fédéraux sont assez petits. On s’est passé le mot de ne pas m’embaucher, affirme-t-il.

On m’a écarté à cause de préjugés sur la maladie mentale.

Chris Hugues, victime de discrimination à l’embauche

L’homme dit que cette situation l’a plongé plus profondément dans la dépression et qu’il n’a plus été capable de travailler. Il s’est retrouvé ruiné, sans domicile et forcé de dormir chez des proches.

Toutefois, Transport Canada n’est pas le seul organisme fédéral a être mis en cause. Le Tribunal des droits de la personne a aussi jugé que l’Agence des services frontaliers du Canada avait fait preuve de discrimination lors de l’examen de la candidature de Chris Hugues en 2006.

Le montant du dédommagement financier doit être décidé lors d’une prochaine audience.

Avec les informations d’Eric Rankin.

Colombie-Britannique et Yukon

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