•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le régime syrien poursuit son offensive à Idlib

Des colonnes de fumée s'échappent de deux immeubles en flammes dans une zone urbaine.

La ville de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib, a été bombardée par le régime syrien le 6 juin dernier.

Photo : Getty Images / AFP/ANAS AL-DYAB

Radio-Canada

Le bilan des morts continue de grimper dans la province syrienne d’Idlib, dernier bastion djihadiste ciblé depuis plus d’un mois par une offensive aérienne et terrestre du régime de Bachar Al-Assad, toujours épaulé par la Russie.

Au moins 28 personnes ont été tuées jeudi dans de nouveaux bombardements menés par Damas et Moscou, selon un bilan fourni par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui diffuse depuis Londres des informations relayées par des collaborateurs sur le terrain.

Le groupe avance plus précisément que 7 civils ont péri dans des bombardements syriens sur le sud de la province d'Idlib et le nord de la province voisine d'Hama, et que 21 rebelles et djihadistes ont été tués dans des raids aériens syriens et russes.

Parmi les combattants tués figurent des djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham, dominé par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, qui contrôle la majorité de la région.

Syrie : l'engrenage de la guerre

Au cours des dernières années, la province d’Idlib est devenue le refuge de nombreux combattants anti-Assad provenant d’anciens bastions rebelles tombés aux mains du régime, comme Alep, Homs ou la Ghouta orientale.

Un accord sur la création d'une zone démilitarisée dans cette région de trois millions de personnes, conclu en septembre dernier entre Moscou et Ankara, avait permis d'éviter une offensive d'envergure. Mais le régime a finalement lancé une nouvelle offensive fin avril.

L’OSDH soutient que ces attaques ont fait plus de 1500 morts, dont 400 civils, tandis que l’ONU a estimé à au moins 180 000 le nombre de personnes déplacées dans la région.

L'armée russe a déclaré mercredi qu'une trêve avait été conclue entre les forces gouvernementales et les rebelles à Idlib après une médiation de la Turquie, marraine de certains groupes insurgés en Syrie, et de la Russie.

Mais Ankara a démenti cette annonce, et son ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a indiqué jeudi qu'il n'était pas possible d'affirmer une telle chose. Il a toutefois soutenu que Moscou et Ankara déployaient des efforts sérieux et sincères pour parvenir à une trêve.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Conflits armés

International