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Bayer investit dans l'après-glyphosate et promet plus de « transparence »

Des bouteilles de Roundup déposés sur du gazon et entourées de pissenlits.
L’herbicide Roundup, de Monsanto, a été racheté en 2017 par Bayer. Photo: Getty Images / Scott Olson
Agence France-Presse

Bayer a annoncé vendredi vouloir investir l'équivalent de 7,6 milliards de dollars canadiens sur 10 ans dans de nouvelles générations d'herbicides, promettant au passage plus de « transparence » après le scandale des fichiers Monsanto.

Les mesures répondent aux réflexions dont on nous a fait part dans l'année après le rachat de Monsanto, suivi d'une chute du cours à la Bourse d'environ 40 % en moins d'un an, explique Bayer dans un communiqué.

Le glyphosate, classé cancérigène probable par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), continuera de jouer un rôle important dans l'agriculture et la gamme de produits de Bayer, a assuré le chimiste allemand.

Mais dans le même temps, le groupe investira sur les 10 prochaines années cinq milliards d'euros [7,6 milliards de dollars canadiens] dans des méthodes supplémentaires pour combattre les mauvaises herbes et veut réduire de 30 % d'ici 2030 l'impact environnemental des produits destinés à l'agriculture.

Depuis le rachat de Monsanto en juin 2018 pour 63 milliards d'euros (95 G$ CA), Bayer doit affronter les multiples procédures visant l'herbicide au glyphosate de la firme américaine, le Roundup, objet ces derniers mois de trois jugements défavorables en Californie, et désormais visé par plus de 13 000 requêtes aux États-Unis.

Le chimiste allemand a également promis plus de transparence au cours du processus de renouvellement de la licence de son glyphosate dans l'Union européenne.

En décembre 2017, l'exécutif européen avait renouvelé la licence du glyphosate dans l'Union pour cinq ans, au terme d'une controverse de plus de deux ans.

Son autorisation court jusqu'au 15 décembre 2022 et toute demande de renouvellement doit être déposée d'ici la fin de l'année.

Nous invitons scientifiques, journalistes et représentants d'ONG à accompagner activement les préparatifs scientifiques de la procédure, écrit aussi Bayer, sans plus de précisions sur ce qu'il entend par cette formule.

En France, le groupe fait l'objet d'une enquête relative à des listes de centaines de personnalités (politiques, scientifiques, journalistes) dressées par Monsanto en fonction de leurs positions sur les pesticides et les OGM et de leur propension à être influencées.

Le groupe a par ailleurs annoncé qu'il ne lancerait plus dans les pays en développement que des herbicides respectant à la fois les exigences de sécurité locales et celles d'une majorité des grandes autorités sanitaires.

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