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Une ville s'est serré les coudes pour aider les Canadiennes enlevées au Ghana

Montage de photos de leur visage

Lauren Tilly et Bailey Chitty ont été secourues à l'aube le 12 juin. Elles avaient été enlevées le 4 juin à Kumasi, la deuxième ville du Ghana.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Des affiches simples ornées de deux coeurs bleus illustrent bien les sentiments d'une petite ville de la Nouvelle-Écosse à la suite du sauvetage de deux jeunes femmes des Maritimes enlevées au Ghana.

Un panneau dans la rue principale d'Amherst déclare que l'amour gagne, et des pancartes sont apparues dans les fenêtres pour indiquer que l'amour a gagné.

Aaron Stubbert, directeur de l'Amherst Regional High School, a déclaré lors d'une entrevue, jeudi, que le message s'était répandu au moment où la ville célébrait le sauvetage de Bailey Chitty, 20 ans, d'Amherst, ainsi que de Lauren Tilley, 19 ans, du Nouveau-Brunswick.

Les forces de sécurité du Ghana ont retrouvé les étudiantes de l'Université du Nouveau-Brunswick saines et sauves, mercredi, après une opération policière dans la banlieue de Kumasi, la deuxième ville du pays.

Youth Challenge International, l'organisation de coopération internationale qui supervisait le séjour des deux femmes au Ghana, a déclaré que Mmes Tilley et Chitty recevaient un soutien émotionnel et psychologique de la part de professionnels pendant leur retour à la maison.

Joe van Vulpen, directeur adjoint du comté de Cumberland, a déclaré que le slogan de soutien avait été affiché au centre de santé publique de la rue principale d'Amherst, où travaille Christina Chitty, la mère de Bailey.

Il a ajouté qu'il s'agissait d'une phrase qui résume comment l'amour, l'espoir et les prières se sont concrétisés.

La mère n'a pas répondu aux demandes d'entrevues, mais elle a exprimé sa gratitude sur sa page Facebook.

Ma famille choisie, avec qui j'ai l'honneur de travailler tous les jours, a été mon roc (tout comme plusieurs autres), a-t-elle écrit.

Elle a ajouté : Aujourd'hui, nous célébrons la victoire de l'amour.

Une « campagne silencieuse »

M. Van Vulpen, un parent éloigné, a déclaré que de nombreuses personnes à Amherst savaient que les jeunes femmes avaient été enlevées, mais qu'il y avait eu une campagne silencieuse pour garder leurs noms à l'écart des médias sociaux.

Le but était d'éviter de donner des informations aux ravisseurs, a-t-il expliqué.

M. Stubbert a indiqué que lorsque quelqu'un publiait un message de soutien à propos de cet incident sur les réseaux sociaux, les autres habitants de la ville le contactaient rapidement et supprimaient le commentaire.

Je pense que nous avions tous l'idée que nous travaillions dans les coulisses pour soutenir la famille, a dit l'administrateur de l'école.

J'ai appelé cela une sorte de soutien silencieux, en restant à l'écart des médias sociaux [...] Tout cela faisait partie de l'espoir, l'espoir que nous puissions la retrouver.

Il semble que cela ait fonctionné.

Le directeur a noté que Mme Chitty était une étudiante de premier ordre. Elle s'impliquait dans de nombreux aspects de l'école, avait reçu des bourses et faisait partie de l'orchestre et de la chorale de l'établissement.

Le logo « l'amour a gagné » s'est répandu depuis le lieu de travail de la mère pour se retrouver sur des pancartes et de petites affiches dans les fenêtres, a-t-il déclaré.

Le logo a également été placé sur le lutrin du banquet lors de la remise des prix de l'école, mercredi soir.

La pancarte est installée sur un lutrin à côté d'un trophée dans l'école.

« L'amour a gagné », peut-on lire sur des affiches qui sont apparues à Amherst à la suite de la libération des deux Canadiennes enlevées au Ghana.

Photo : La Presse canadienne / Amherst Regional High School/Aaron Stubbert

Le gouvernement du Ghana a indiqué que cinq Ghanéens et trois Nigérians étaient détenus pour l'enlèvement et que de nouvelles arrestations étaient possibles.

Aucune rançon n'a été demandée ni versée dans cette affaire et rien n'indique qu'il existe une affiliation entre les ravisseurs et un groupe religieux ou politique, a soutenu un porte-parole du gouvernement ghanéen.

La famille de Mme Tilley, qui vient de Rothesay, au Nouveau-Brunswick, n'était pas disponible pour une entrevue.

Les deux femmes étudient au Renaissance College de l'Université du Nouveau-Brunswick.

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Enlèvement