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Un agent immobilier suspendu pour avoir fabriqué une offre et menacé une collègue

Un homme sourit dans une photo en noir et blanc.
Le permis de Trevor Inglis a été suspendu pendant neuf mois. Photo: Inglis Group
Radio-Canada

Un agent immobilier de North Vancouver qui a falsifié une offre sur une maison a été suspendu pendant neuf mois et doit payer une amende de 46 500 $, selon le comité de discipline du Conseil immobilier de la Colombie-Britannique.

L’été dernier, le Conseil avait estimé que Trevor Inglis avait commis une faute professionnelle en falsifiant ou en modifiant l'offre d'achat et en niant son rôle dans cette affaire. Il a aussi agi de façon indigne, dit le Conseil, en menaçant sa collègue embauchée pour vendre la même maison.

Rectificatif :

Une version précédente de ce texte laissait entendre que M. Inglis avait falsifié une offre d'achat pour une maison afin d'en faire augmenter le prix. Or, la décision du Conseil immobilier de la Colombie-Britannique ne donne aucune information sur les raisons pour lesquelles l'offre en question a été falsifiée.

Malgré la recommandation de l’avocat du Conseil, le comité n’a pas annulé le permis de M. Inglis.

Son permis de courtier immobilier a cependant été suspendu, et il devra régler une amende de 7500 $ accompagnée de 39 023 $ de frais d’exécution. Il doit aussi participer à des cours d’éthique et de communication respectueuse qu'il doit lui-même payer.

« Faire une fausse déclaration au Conseil immobilier de la Colombie-Britannique est une affaire sérieuse et affaiblit les règlements dans l’intérêt public », déclare la décision disciplinaire. « Il est évident que menacer de représailles un agent partenaire parce que celui-ci a déposé une plainte est également très sérieux. »

L’avocat de M. Inglis, Wes McMillan, dit avoir déposé un appel auprès du Tribunal des services financiers. « Nous sommes d'avis que la décision initiale a ignoré certaines preuves […] favorables à M. Inglis et nous pensons que les preuves des experts ont été mal interprétées », dit-il.

En 2013, M. Inglis a été embauché pour vendre une maison de la rue Graveley, à North Vancouver. Les propriétaires étaient en train de se séparer, et chacun avait embauché son propre agent immobilier pour effectuer la vente.

Un acheteur potentiel a fait une offre d’achat juste au-dessus de 1 million de dollars en octobre, mais M. Inglis lui aurait affirmé que les propriétaires n’étaient pas intéressés par l’offre, qu'ils estimaient trop basse, et qu'ils avaient reçu une autre offre.

M. Inglis a ensuite menacé sa collègue quand elle a signalé une fausse offre au Conseil.

« Si tu veux vraiment être ostracisée, tu as choisi la bonne personne, parce que, fais moi confiance, mon bâton est plus grand que le tien », a dit M. Inglis dans un message laissé sur la boîte vocale de sa collègue.

Lors des audiences disciplinaires, M. Inglis a exprimé des remords, mais le comité a noté que c’était la deuxième fois qu’il faisait face au conseil de discipline. En 2015, il a payé une amende pour avoir caché des offres reçues pour une maison.

D'après un texte de Bethany Lindsay

Colombie-Britannique et Yukon

Immobilier