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Retrouver sa voix, grâce à une tablette électronique

Rachel appuie sur l'écran d'une tablette.

Rachel arrive à s'exprimer avec l'aide d'une tablette électronique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Pour les personnes présentant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme, les outils numériques peuvent s’avérer de précieux outils qui facilitent leur inclusion dans la société. C’est le cas pour une jeune femme de Trois-Rivières, qui arrive maintenant à s’exprimer par le biais d’une tablette électronique.

« J'ai de la difficulté à parler ».

Rachel n’a pas prononcé cette phrase, mais elle n’en pense pas moins. Lorsque les mots lui manquent, la jeune femme de 20 ans se tourne vers sa tablette électronique pour exprimer tout ce que sa dysphasie sévère retient en elle.

« C'est un prolongement de ma fille, parce que ça l'aide dans beaucoup de sphères de sa vie, estime Guylaine Leclerc, la mère de Rachel. À l'école, elle va communiquer sa fin de semaine. Ils vont parler et elle va pouvoir s'exprimer plus facilement parce que, souvent, les gens ne la comprenaient pas. »

Sur la tablette, les phrases préenregistrées sont regroupées sous forme de thèmes. En appuyant sur des images, Rachel peut exprimer plus facilement comment elle se sent, ou ce dont elle a besoin, dans plusieurs contextes sociaux.

Des touches où on peut lire des mots comme «peur», «ennui» ou «triste»

En appuyant sur l'écran de sa tablette, Rachel arrive à exprimer haut et fort comment elle se sent.

Photo : Radio-Canada

Le contenu de la tablette a été sélectionné selon besoins de Rachel avec l’aide de Nathalie Doucet, une orthophoniste du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec. La spécialiste croit que l’outil électronique ne peut avoir que des répercussions positives sur le quotidien de la jeune femme.

« Par rapport aux préjugés, il y a la crainte que l'enfant ne parle plus, ou que l'adolescent ne parle plus parce qu'il a une aide à la communication, indique-t-elle. Ce sera toujours plus facile de parler que d'utiliser ces outils-là, donc il n’y a pas de crainte à y avoir. On voit au contraire une augmentation de la parole ou de l'expression, et moins de trouble du comportement parce qu'ils ont un outil pour se faire comprendre. »

Guylaine Leclerc remarque que la tablette a permis à sa fille de gagner en autonomie et qu’elle a davantage confiance en elle. Elle espère que cet outil lui ouvrira des portes qui, autrement, pourraient demeurer fermées.

Selon le reportage de Vincent Bonnay

Mauricie et Centre du Québec

Santé